Aspérule rubéole. FL. FR., 954, v
Asperula cynanchica. Lin. sP., 151.
Feuilles quaternées, linéaires ; les supérieures opposées. Tige droite. Fleurs quadrifides. Vivace.
Vulgairement l'herbe à l’esquinancie.
Tiges rameuses, grêles, anguleuses, faibles ou couchées, longues de cinq à dix pouces. Feuilles étroites et linéaires, glabres et quaternées, les supérieures opposées, les inférieures se desséchant et tombant de bonne heure. Fleurs disposées en panicules terminant la tige et les
rameaux. Corolles infundibuliformes, rougeâtres, quadrifides. Anthères noirâtres, placées à l'entrée du tube. Semences globuleuses, un peu aplaties au point de réunion.
Cette plante croit dans les Pyrénées ; on la trouve sur les bords du gave. Elle fleurit pendant l'été. Sa décoction dans le vinaigre teint les laines en rouge.
L'aspérule rubéole, regardée comme astringente, était vantée autrefois contre l’esquinancie ; mais, comme cette maladie peut être spasmodique, inflammatoire, catarrheuse, scrofuleuse ou ulcéreuse, chaque espèce exige un traitement particulier et les topiques astringents, qui peuvent être utiles dans les unes, seraient très nuisibles dans les autres.