Aspérule hérissée. Dec. FL. FR., IV
Asperula hirta. Gren. et Godr. FL. DE Fk., Il, 48.
Feuilles verticillées par six, hérissées, aiguës, plus longues que les entrenœuds. Fleurs terminales, agrégées, sessiles, s'élevant au dessus des bractées.
On trouve cette plante sur la pente que suit le sentier sous le pic de Gère, et de là jusqu'aux Eaux-Bonnes.
SHÉRARD (1). Corolle monopétale, infundibuliforme, longue. Deux semences nues et couronnées par le calice.
Shérard des champs. FL. FR., 952.
Sherardia arvensis. LIN. sP., 140.
Toutes les feuilles verticillées. Fleurs terminales. Annuelle.
Tiges rameuses, diffuses, plus ou moins couchées, carrées et un peu rudes sur les angles, longues de cinq ou six pouces jusqu'au delà d'un pied. Feuilles lancéolées, hispides, dont les bords
1: — Shérard avait à Eltham, dans le comté de Kent, un jardin qui a été célèbre.
ne dt alé TR à
— 187 — . TÉTRANDRIE — MONOGYNIE
sont garnis de petites pointes rudes, terminées par une pointe un peu piquante, disposées par verticilles au nombre ordinaire de six. Fleurs disposées en petites ombelles sessiles et terminales au milieu d’une collerette de huit feuilles lancéolées. Corolle infundibuliforme, bleue ou purpurine, dont le tube est long et menu, le limbe quadrifide. Calice inférieur, découpé en six dents velues et persistantes. Deux semences nues, renfermées dans le calice et couronnées par six dents.
Cette plante est très commune dans les champs et autres lieux cultivés. Elle fleurit depuis le milieu du printemps jusqu'à la fin de l’année.
Le shérard des champs est une des plantes sur lesquelles on peut observer le phénomène curieux de l'irritabilité. Si l’on jette les yeux sur les fleurs de cette plante, après leur épanouissement, on verra les étamines s'approcher les unes après les autres du pistil, répandre leur poussière fécondante sur le stigmate, s’en éloigner quelque temps après en se recourbant et en décrivant un arc de cercle.
CORNOUILLER (1). Quatres pétales supérieurs. Prunette succulente, inférieure. Noyau biloculaire. Collerette tétraphylle (qui n'existe point dans notre espèce).
Cornouiller sanguin. FL. FR., 1066, 11. :
Cornus sanguinea. Lin. sP., 171.
Tige arborée. Cymes nues. Rameaux droits.
En patois hustdu.
Arbrisseau dont le bois est dur, les rameaux droits et flexibles, couverts d’une écorce grisâtre qui devient rouge pendant l'hiver, s’élevant jusqu’à dix ou douze pieds. Feuilles opposées, ovales, pointues, nerveuses, glabres et sillonnées, portées sur des pétioles courts et canaliculés. Fleurs blanches, cymeuses, sur cinq rayons, sans collerette. Calice découpé en quatre dents imperceptibles. Quatre pétales blancs, ouverts en croix, oblongs, dont les bords sont roulés en dessous. Etamines insérées à la base des petites dents calicinales. Anthères en forme de petits marteaux. Germe inférieur. Style en massue. Prunettes d’abord rouges, noirâtres dans la maturité. Noyau biloculaire.
Cet arbrisseau est très commun dans les haies. Les premieres fleurs se montrent vers le milieu du printemps.