Cornu, corne. Le bois est très dur
Le cornouiller sanguin est ainsi nommé parce que ses rameaux deviennent rouges en hiver.
Quant au cornouiller mâle, qui ne figure pas dans la Flore des Basses-Pyrénées, il est aussi hermaphrodite que le cornouiller sanguin, mais ses fruits étaient plus connus. Il est à remarquer que dans l’ancienne nomenclature botanique, quand on désignait deux plantes, l’une comme mâle, l’autre comme femelle, c'est presque toujours celle qui porte les graines qui est désignée comme mâle. Le sexe des végétaux était alors mal connu et dans l’esprit populaire la plante qui avait des rejetons était la plante mâle, comme dans la famille humaine on était plutôt le fils de son père que de sa mère. Encore maintenant, les pieds mâles du chanvre sont appelés chanvre femelle par les paysans, et ce sont les pieds femelles qu’ils appellent chanvre mâle.
Les fleurs du cornouiller mâle sont disposées en ombelle, celles du cornouiller femelle en corymbe.
Pline assure que les fleurs du cornouiller sont nuisibles aux abeilles, qui meurent de la diarrhée lorsqu'elles en ont goûte. (Hist. nat. lib. XXI, cap. xt.) Les personnes intéressées à la conservation et à la multiplication des abeilles doivent donc être attentives à détruire les cornouillers dans le voisinage des ruches.
Le bois du cornouiller sanguin est un des plus propres à être converti en charbon pour la fabrication de la poudre. Ses jeunes tiges, effilées et flexibles avec élasticité, servent aux enfants et aux oiseleurs pour faire les pièges qu'ils nomment poudepès.
Les prunettes de cet arbrisseau donnent une huile propre à brûler. Cent livres de ces fruits ont donné trente-quatre livres d'huile. (Gaxzette du Cultivateur, 7 Thermidor, an II, p. 250.)
ALCHIMILLE (1). Calice octofide. Corolle nulle. Une ou deux semences enveloppées dans le calice.