LXV — PRÉFACE
les caractères qui se manifesteront dans la plante développée et un botaniste parfait devrait toujours connaître une plante à sa graine. La science est encore loin de cette perfection.
C’est en application des principes taxinomiques exposés ci-dessus que j’ai classé, dans le tableau suivant, les plantes comprises dans la Flore des Basses- Pyrénées.
L'examen des caractères s’y présente dans un ordre toujours le même : constitution du corps de la plante sans chlorophylle ou avec chlorophylle ; dans ce dernier cas, distinction entre le mycelium, le thalle, la fronde et la tige feuillée, herbacée ou ligneuse, à faisceaux concentriques ou épars. Pour les dicotylédones herbacées, limbe à nervures incluses dans le parenchyme ou à nervures saillantes, feuilles opposées ou alternes, inflorescence en cyme, en ombelle, en capitule ou en grappe, dichlamydées ou monochlamydées, corolle dialypétale ou gamopétale, insertion des étamines sur thalamus, calice ou corolle, ovaire supère ou infère. Pour les dicotylédones ligneuses, limbe contracté ou élargi, feuilles opposées ou alternes, inflorescence dicline ou hermaphrodite, en cyme, en ombelle, en capitule ou en grappe, dichlamydées ou monochlamydées, corolle dialypétale ou gamopétale, insertion des étamines sur thalamus, calice ou corolle, ovaire supère ou infère.
Tous ces caractères sont tirés de la constitution générale de la plante ou de la disposition relative des parties.
On arrive ainsi à des groupements dans lesquels il y a encore des distinctions à faire pour déterminer la famille et le genre. Elles sont faites d’après le nombre des divisions du calice ou de la corolle, des étamines, des carpelles composant l'ovaire, des ovules et des graines, enfin d’après la nature du fruit.
Les monocotylédones, ayant presque toutes la même foliation et la même inflorescence et leur périanthe étant considéré comme formant une seule enveloppe, c’est d’après la nature de ce périanthe et sa situation relativement à l'ovaire que se font les premières divisions. Le nombre des étamines, la disposition des placentas et la nature du fruit viennent ensuite.
Quant aux caractères secondaires, on les trouvera dans les descriptions consacrées, soit aux genres, soit aux espèces.