Consoude tubéreuse. FL. FR., 317, IL
Symphytum tuberosum. LiN. sP., 195.
Racine tubéreuse. Feuilles semi-décurrentes ; les supérieures opposées. Vivace.
Cette plante est plus commune que la consoude officinale. On la trouve dans les haies et dans les fossés bourbeux. Sa racine tubéreuse est également mucilagineuse et n'est pas moins utile dans la dysenterie, les hémorrhagies et les ulcérations des visceres. Je l'ai employée dans ces différentes maladies avec un succès non équivoque.
BOURRACHE (2). Corolle en roue, dont l'entrée est fermée par des rayons. Quatre noix fermées.
Bourrache officinale. FL. FR., 321.
Borrago officinalis. LIN. SP., 197.
Toutes les feuilles alternes. Calices ouverts. Annuelle.
Cette plante est originaire d'Alep et très soigneusement ménagée dans les jardins potagers, où elle se reproduit par les graines sans qu'il soit nécessaire de la semer.
1. — Consolidus, formant bloc. sôuputos, qui pousse avec, cohérent. La feuille est décurrente sur le pétiole.
2. — Arabe : abou, père ; rach, sueur. Propriétés sudorifiques. Le nom latin, borrago a été tiré du français bourrache.
— 205 — PENTANDRIE — MONOGYNIE
Les feuilles de bourrache sont alimentaires et médicamenteuses. Elles entrent tous les jours dans l'assaisonnement des potages. Elles sont au nombre des petites herbes dont on fait des soupes excellentes, en santé et en convalescence. On en fait un très grand usage dans les maladies inflammatoires de la poitrine et dans les affections catarrheuses des organes de la respiration. Le nitre qu’elles contiennent, modifié par le mucilage et par l’arome herbeux de la bourrache, parait être un bon dissolvant des concrétions inflammatoires et catarrheuses. On en compose les tisanes ordinaires dans ces sortes de maladies. Elles facilitent l’expectoration, favorisent la transpiration, et elles ont le mérite de n'être point désagréables. On les prépare par une très légère décoction de trois ou quatre feuilles de bourrache dans une pinte d'eau avec une cuillerée de miel.
RAPETTE (1). Calice irrégulier, à cinq dents inégales. Corolle dont l’orifice est fermé par des écailles. Semences recouvertes par le calice comprimé.
Râpette couchée. Dec. FL. FR., III, 634.
Asperugo procumbens. Willd. Sp. PL., I, 778.
Tiges faibles, un peu couchées, branchues, anguleuses, munies de poils rudes. Feuilles alternes, oblongues, très entières, un peu variées dans leur forme et leur grandeur, obtuses,
presque sessiles, rétrécies en pétiole à leur base, très rudes, velues, ciliées légèrement à leurs bords. Fleurs axillaires, presque solitaires, sessiles ou médiocrement pédonculées. Calice à cinq divisions inégales, persistantes, dentées, ciliées irrégulièrement à leurs bords. Corolle petite, de couleur violette, quelquefois blanche. Les calices se développent et s’accroissent considérablement à la maturité des semences. Ils sont alors fortement comprimés (2).
GRIPPE (3). Tube de la corolle courbé. Entrée fermée par des écailles. Quatre petites noix percées.
Grippe des champs. FL. FR., 323, 1.
Lycopsis arvensis. LIN. SP., 190.
Feuilles lancéolées, hispides. Calices droits pendant la floraison. Annuelle.
Cette plante croît dans les champs et dans les jardins. Elle fleurit vers la fin du printemps. Elle a toutes les propriétés des plantes borraginées.