Herniaire velue. FL. FR., 834, Iv
Herniaria hirsuta. LIN. sP., 317.
Plante herbacée et velue. Annuelle.
Tiges grêles, rameuses, rougeâtres dans la jeunesse, couchées et touffues, longues de trois à six ou sept pouces. Feuilles ovales, ciliées, opposées dans la jeunesse de la plante, devenant alternes, gernies à leur base de deux stipules blanches et scarieuses très remarquables. Fleurs disposées par pelotons sessiles, entremêlées de stipules aux extrémités des ,rameaux florifères. Calice herbacé, sessile, partagé en cinq petites divisions ovales. Cinq étamines courtes. Anthères arrondies, jaunes ; les cinq filaments intermédiaires plus longs que les étamines fertiles. Deux styles encore plus courts que les étamines. Une petite semence ovale, brune et luisante, enfermée dans le calice persistant.
Cette plante croît sur les bords du gave, aux environs de Pau. Elle fleurit au milieu du printemps. J'ai toujours vu les feuilles ciliées et plus ou moins garnies de petits poils courts sur leur surface supérieure ; mais ils disparaissent dans les progrès de la floraison et les deux surfaces paraissent glabres, ce qui prouve que les deux plantes dont nous venons de parler ne sont que deux variétés de la même espèce.
ASCLÉPIADE (1). Corolle contournée. Cinq nectaires en forme de cornes ou de tubercules. Deux follicules.
Asclépiade douteuse.
. Asclepias dubia.
Feuilles cordiformes, acuminées, pubescentes à la base et sur les bords. Tige droite dans la jeunesse, volubile dans la vieillesse. Vivace.
Racine blanche, composée d’un grand nombre de longues fibres. Tiges droites dans la jeunesse, quadrangulaires à angles obtus, dures quoique flexibles, vertes et pubescentes, s’élevant dans la suite jusqu’à trois pieds, se roulant et s’entortillant, soit sur elles-mêmes, soit sur les plantes voisines. Feuilles opposées cordiformes, acuminées, très entières, planes et coriaces, d’un vert ordinairement foncé, pubescentes sur leurs bords et sur leurs nervures, portées sur des pétioles courts, épais et canaliculés. Fleurs d’un blanc sale, disposées en ombelles axillaires, pédonculées et prolifères, c’est-à-dire dont quelques rayons s’allongent et portent d’autres petites ombelles. Calice découpé en cinq parties étroites et subulées, plus courtes que la corolle. Corolle monopétale, concave, ayant son limbe découpé en cinq parties contournées et pubescentes, dont la cavité est remplie par cinq tubercules obtus et concolores placés aux angles de division de la corolle et par une espèce de chapiteau à cinq angles qui occupe l’espace compris entre les tuber-