Dédiée à Esculape, ’AoxAnttos
cules. Cinq étamines situées entre les tubercules et le pistil, mais tellement cachées et difficiles à distinguer et à reconnaître dans le genre des asclépiades que les plus célèbres botanistes n’ont pas été d'accord sur la nature et les usages des différentes parties de ces fleurs singulières. Deux pistils placés au fond de la corolle : on ne peut les voir qu’en enlevant le chapiteau qui les couvre. Deux follicules en pyramide anguleuse. Semences aplaties, couronnées par une aigrette.
Cette plante croît parmi les pierres, dans le voisinage des haies et autres endroits couverts. Elle fleurit depuis le milieu du printemps jusqu'au milieu de l'été. Elle tient le milieu entre l'asclépiade noire et l’asclépiade blanche dont elle n’est peut-être qu'une variété.
L’asclépiade blanche, vulgairement connue sous le nom de dompte-venin, est très vantée contre la peste et autres maladies malignes : on la prescrit comme sudorifique et alexipharmaque, mais les médecins instruits l'ont abandonnée comme inutile et quelques-uns même la regardent comme nuisible.
On trouve dans les jardins de fleuristes quelques espèces de ce genre étrangères et cultivées comme objet de curiosité. Les plus remarquables sont l'asclépiade de Syrie et l’asclépiade à feuilles d'amandier. Leurs fruits sont remplis d’un coton fin propre a ouater les habits et à faire des étoffes légères lorsqu'on le mêle avec la soie.
SWERTIE (1). Corolle en roue à cinq découpures dont chacune est chargée de deux pores mellifères à la base intérieure. Swertie paniculée.
Swertia perennis. LIN. sp., 328.
Feuilles radicales ovoïdes. Vivace.
Tige droite, feuillée, longue de six à sept pouces, s'élevant jusqu'au delà d’un pied. Feuilles radicales pétiolées, ovoides, entières, glabres ; les caulinaires opposées, sessiles, plus étroites et lancéolées. Fleurs bleues (2), disposées en panicule trichotome et terminale ; l'étage inférieur souvent composé de quatre rayons. Calice divisé jusqu’à la base en cinq folioles. Corolle en roue, profondément découpée en cinq divisions lancéolées, dont chacune est munie à sa base de deux points noirâtres un peu saillants. Cinq étamines plus courtes que la corolle. Anthères jaunes.
Cette plante croît dans les Pyrénées ; je l'ai trouvée dans les pâturages humides de Bious dans la vallée d'Ossau. Elle fleurit pendant l'automne.
GENTIANE (3). Corolle monopétale. Capsule bivalve, uniloculaire.
A). Corolle décemfide.