PLANTES OMBELLIFÈRES
Les plantes ombellifères sont ainsi nommées parce que leurs fleurs sont portées sur des pédoncules divergents,. partant d'un centre commun à peu près comme les bâtons d’un parasol dont le nom latin est wmbella, du primitif #mbra, parce que l'ombre de cet instrument met les dames à l'abri du
1. — Les ombellifères sont plutôt un genre qu’une famille : les différents genres de la famille se ressemblent tellement qu’on peut y voir de simples espèces d'un même genre. On n’y remarque en effet aucune différence importante, ni dans la phyllotaxie,
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soleil. Telle est la disposition des fleurs de toutes les plantes comprises dans cette division, depuis la sanicle jusqu'au boucage inclusivement. Elles sont liées entre elles par des rapports si nombreux qu'il n'y a point de méthode où elles ne se trouvent réunies dans une même série sous le nom de plantes ombellifères. Les ‘principaux caractères de cette famille sont : 1° Un calice peu apparent, entier ou quinquédente ; 2° Une corolle à cinq pétales insérés sur le pistil ou sur le limbe d’une glande qui recouvre l'ovaire ; 3° Cinq étamines alternes avec les pétales ; 4° Un ovaire simple, surmonté d’un corps glanduleux sur lequel s'élèvent deux styles cylindriques, ordinairement persistants et rejetés sur les côtés dans la maturité du fruit ; 5° Un fruit composé de deux semences nues, d’abord rapprochées ou étroitement appliquées l’une contre l’autre, se séparant dans la maturité et attachées par le haut, du côté intérieur, au sommet d'un axe central et filiforme ; 6° Une tige cylindrique, ordinairement striée ou sillonnée, fistuleuse ou remplie de moelle ; 7° Des feuilles alternes, rarement simples, plus souvent composées, portées sur des pétioles dilatés à leur base et engainant la tige.
Nous ne répéterons point ici les différentes modifications de l’ombelle, dont nous avons exposé les détails dans nos Principes de botanique. (V. les n° 316 et 230.)
Toutes les plantes ombellifères sont pourvues d’un principe odorant, qui réside plus particulièrement dans leurs racines ou dans leurs semences. Ce principe est en général aromatique chez les plantes qui croissent dans les lieux secs et exposés aux rayons du soleil. L’odeur est fétide, au contraire, chez les plantes qui se plaisent à l'ombre et dans les terrains aquatiques. Cette différence dans le principe odorant indique des qualités opposées dans leur substance. En effet, les ombellifères aromatiques sont pour la plupart alimentaires, agréables et salutaires ; les ombellifères fétides sont nuisibles ou vénéneuses. Le principe aromatique des premières agit sur les nerfs en excitant leur action languissante, sur les vaisseaux en accélérant le mouvement des fluides ralenti, sur les reins en augmentant la sécrétion des urines qui sont chargées des débris des humeurs devenues étrangères par leur séjour dans le tissu des viscères. C’est sur ces propriétés que sont fondées les vertus stomachique, apéritive et diurétique des plantes ombellifères aromatiques, parmi lesquelles on préfère la carotte, le panais, le chervi, l’ache, le fenouil, le persil et l'angélique, pour les usages économiques et médicinaux.
Le principe aromatique des plantes ombellifères paraît agir plus particulierement sur les solides et sur les enveloppes de la matière des engorgements
ni dans l’inflorescence, ni dans la situation respective des parties de la fleur, ni dans la corolle, ni dans le fruit, Les caractères auxquels il faut recourir pour distinguer les plantes ombellifères les unes des autres sont infiniment petits et parfois très difficiles à distinguer. î ,
La présence d’un involucre ou d’un involucelle serait un caractère commode ; malheureusement il n’est pas constant.
et des concrétions. Le principe fétide, au contraire, paraît agir sur la matière même des concrétions en la pénétrant et en rompant la force d’agrégation par la force d'expansion. Toutes ces plantes tiennent le premier rang dans la liste des remèdes fondants, et la ciguë est regardée avec raison comme spécifique dans le traitement des maladies causées par la concrétion de la lymphe, telles que le vice écrouelleux, les tumeurs squirreuses et cancéreuses.
Les feuilles des plantes ombellifères, pilées et appliquées en topique, sont des remèdes anodins et résolutifs, très employés pour calmer les douleurs et pour dissiper les engorgements laiteux et inflammatoires au commencement de la maladie. On s’en sert, avec les précautions convenables, pour étouffer le lait. Le cerfeuil, l'ache et la ciguë sont préférés dans ce cas aux autres plantes de la même famille.
Les semences des ombellifères aromatiques sont très souvent employées par les confiseurs et les pâtissiers. Plusieurs espèces de dragées ont pour noyaux des semences d’anis, de fenouil ou de coriandre. Presque tous nos gâteaux sont aromatisés avec des semences d’anis. Elles donnent un excellent goût au pain. Quelques personnes roulent dans leur bouche des grains de coriandre pour masquer la mauvaise odeur de leur haleine.
PANICAUT (1). Fleurs en tête. Collerette universelle polyphylle. Réceptacle paléacé.