De panis, pain : racine comestible
Eryngium, de fpvyyos, barbe de bouc.
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montagnes de Couec et d'Espalunguère dans la vallée d’Aspe. Elle fleurit vers le milieu de l'été. Toutes ses parties se colorent en beau violet d'améthyste pendant la floraison.
ASTRANCE (1) ou RADIAIRE. Collerettes partielles composées de folioles lancéolées, ouvertes, égales, plus longues que les fleurs et colorées. Plusieurs fleurs abortives. Capsules à cinq côtes arrondies, ridées en travers, monospermes et fermées.
Astrance majeure. DicT. BOT., n° 1.
Astrantia major. LIN. sP., 330.
Feuilles quinquélobées ; lobes trifides. Vivace.
Cette plante croît dans les Pyrénées ; elle est très commune dans les prés et dans les pâturages des environs de Gabas. Elle fleurit pendant l'été.
SANICLE (2). Ombellules ramassées en tête. Fleurs du disque abortives. Fruit hérissé de pointes crochues.
Sanicle officinale. FL. FR., 086.
Sanicula europæa. Lin. sP., 330.
Feuilles radicales orbiculaires et quinquélobées. Toutes les fleurs sessiles. Vivace.
Cette plante croît dans les bois et autres endroits frais et humides. On la trouve dans nos plaines et dans nos montagnes. Elle fleurit vers la fin du printemps et au commencement de l'été. La sanicle est au nombre des meilleurs remèdes astringents et détersifs.
BERCE (3). Collerettes caduques. Pétales inégaux, échancrés par la flexion du sommet. Semences foliacées, comprimées, glabres, environnées d’un rebord membraneux.
Berce des Alpes.
Heracleum alpinum. LIN. sP., 359.
Feuilles simples. Fleurs radiées.
Tige droite, épaisse, rameuse, sillonnée, scabre, fléchie en zigzag, s'élevant jusqu’au dela de trois pieds. Feuilles simples, lobées et lobulées, inégalement dentées, souvent palmées et semblables à des feuilles de figuier, plus ou moins garnies de pointes rudes et crochues sur un fond glabre ; les radicales amples, allongées et portées sur des pétioles épais, canaliculés et sillonnés, très rudes et divisés à la base de la feuille en cinq grosses nervures, très saillantes en dessous, la moyenne se divisant plus loin encore en cinq nervures secondaires dont la moyenne se subdivise encore plus loin en trois ; les latérales se ramifiant en proportion du nombre des lobes et des lobules, la base des pétioles, élargie, coriace, striée, formant une large poche ventrue. Fleurs blanches, radiées. Ombelles terminales, convexes et composées de 30 à plus de 40
1. — Aster, étoile. Forme rayonnée de la fleur. 2, — Sanus, sain.
3. — Hoaxÿs, plante consacrée à Hercule. Heracle. Beracle, Bercle, Berce.
rayons. Collerette universelle composée d’une ou de deux petites folioles caduques, quelquefois nulle ; les collerettes partielles composées de folioles inégales, sétacées et unilatérales. Pétales extérieurs profondément divisés en deux lobes. Étamines caduques. Anthères verdâtres. Semences elliptiques, planes, foliacées, légèrement échancrées au sommet, glabres, ayant trois nervures conniventes et peu saillantes au milieu, environnées d’un petit rebord membraneux.
Cette plante gigantesque, peu connue ou mal décrite par les botanistes, croit dans les Pyrénées ; elle est très commune aux environs de Gabas et presque partout dans les vallées d'Aspe et d'Ossau. J'en ai trouvé quelques individus sur les bords du gave de Pau. Elle fleurit au commencement de l'été. Les habitants de la vallée d’Ossau font manger ses feuilles aux cochons,
qui en sont très friands.
ŒNANTHE (1). Fleurs difformes ; celles du centre sessiles et fertiles. Fruit oblong, strié, couronné par le calice et par les styles droits et persistants.
Œnanthe pimpinellière. FL. FR., 1012, 11.
Œnanthe pimpinelloïdes. Lin. sp., 366.
Feuilles radicales cunéiformes, incisées ; les caulinaires entières, simples, très longues et linéaires. Vivace.
Cette plante croît dans les prés humides et autres endroits aquatiques. Elle fleurit depuis le milieu du printemps jusqu’au commencement de l'été. Sa présence dans les endroits aquatiques indique des qualités nuisibles. Elle n'est point employée en médecine.
CAUCALIDE. Corolles radiées ; les fleurs du disque mâles. Folioles de la collerette entières. Pétales fléchis et échancrés. Semences hérissées de poils ou de pointes.
Caucalide âpre. Dicr. BOT., n° 2.
Caucalis anthriscus. SYST. NAT., 473.
Semences ovoïdes et rudes sur leur dos. Annuelle. Cette plante est très commune dans les haies des environs de Pau. Elle fleurit pendant l'été.
CAROTTE (2). Corolles à peu près radiées, toutes hermaphrodites. Folioles de la collerette divisées. Semences à peu près rondes.
Carotte commune. FL. FR., 1011, IV.
Daucus carota. Lin. sp., 348.
Semences hispides. Pétioles nerveux en dessous. Bisannuelle. a. La carotte cultivée, à racine jaune.
b, La carotte cultivée, à racine blanche.
c. La carotte cultivée, à racine rougeûtre.
1. — oivos, vin ; àv0os, fleur. Plante qui trouble la raison, comme le vin. 2. — 44p0s, Sommeil. Daucus, de aÿw, je dors. Plante calmante.
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La carotte commune croît naturellement dans les pâturages secs et dans les mauvaises prairies. Elle fleurit pendant l'été et une partie de l'automne. Ses trois variétés sont généralement cultivées dans les jardins, et leurs racines sont si fréquemment employées comme aliment et comme assaisonnement qu'on pourrait comparer une cuisine sans carottes à une pharmacie sans sucre. Les carottes sont très nourrissantes et très propres à corriger la fadeur des viandes ; elles sont au nombre des meilleurs remèdes apéritifs. On les prescrit en décoction dans la jaunisse causée par les embarras du foie et les obstructions des viscères. |
L'ombellule centrale des fleurs de la carotte sauvage dégénère souvent en un corpuscule rougeâtre, qui laisse une couleur durable d’un beau pourpre sur le linge et sur le papier. Cette dégénération paraît l'effet d’une maladie de la plante ou d’un accident particulier, car les petites fleurs dont il s’agit sont neutres et par conséquent stériles ; elles sont très communes dans certaines saisons et très rares dans quelques autres. Quelle que soit la véritable cause de ce phénomène, les expériences faites en Allemagne font espérer que les peintres et les teinturiers sauront tirer parti de cette découverte.
LASER. Pétales fléchis en dessus, échancrés et ouverts. Fruit oblong, avec huit angles membraneux.
1. Laser à feuilles larges. DicT. BOT., n° 1. Laserpitium latifolium. Lin. sp., 356.
Folioles obliquement cordiformes, incisées- dentées en scie ; dentelures mucronées. Vivace.
Tige cylindrique, striée, glabre, peu rameuse, longue d’environ un mètre. Feuilles deux fois pennées ; folioles cordiformes, incisées, serretées, glabres en dessus, garnies de poils courts et
rudes en dessous. Gaîne des pétioles ventrue. Ombelles terminales à plus de 30 rayons. Fleurs centrales abortives. Collerettes composées de feuilles sétacées. Semences garnies de huit ailes
membraneuses.
Cette plante croît dans les Pyrénées et notamment dans les prairies des environs de Gabas. Elle fleurit pendant l'été.
2. Laser à trois lobes. Mutel. FL. FR., Il, 62. Laserpitium trilobum. Willd. Sp. pL., |, 1415. Folioles à trois lobes incisés.
La tige s'élève moins que dans la précédente. Elle est plus lisse et peu sensiblement striée. Les feuilles sont deux fois pennées. Les folioles sont trilobées, les unes profondément, surtout . les terminales, les autres plus ou moins distinctement ; toutes inégalement incisées, à dents ter-
minées par une pointe, lisses, un peu luisantes en dessus, garnies de poils courts, un peu rudes > o > P
et d’un vert un peu glauque en dessous. Folioles des involucres sétacées, avortant ordinairement.
CIGUË (1). Collerettes partielles unilatérales, composées d'environ trois folioles. Fruit ovale, relevé en bosse, sillonné par des côtes comprimées et ondulées, avant la maturité.
1. — Cicuta, de xixus, force, énergie. Conium, de xwvos, cône, parce que la plante sécrète une résine comme le pin, dont le fruit est un cône.
Ciguë maculée. DicT. BOT., n° 1.
Conium maculatum. Lin. sP., 340.
Semences inermes. Tige très rameuse, tachetée et glabre. Bisannuelle.
Racine fusiforme, dure et blanchâtre. Tige droite, striée, rameuse, feuillée, couverte de taches purpurines tristes, s’élevant jusqu’au delà de trois pieds. Feuilles trois fois pennées ; folioles pennatifides, incisées et pointues ; pétioles cylindriques et cannelés. Fleurs blanches, toutes hermaphrodites. Ombelles terminales. Collerettes universelles composées de quatre ou cinq folioles étroites et ordinairement réfléchies. Collerettes partielles composées d'environ trois folioles ou plutôt d’une feuille trifide jusqu’à la base. Pétales à peu près égaux et échancrés en cœur. Fruit à peu près globuleux, un peu aplati, profondément sillonné, à côtes crénelées.
Cette plante croît à l'ombre des murs et des haies, dans les places chargées de décombres et dans les lieux un peu frais et incultes. Elle fleurit depuis le commencement du printemps jusqu’au milieu de l'été.
La ciguë maculée est au nombre des plantes nuisibles et vénéneuses. Il arrive souvent qu'on la prend pour le persil et qu’elle cause des accidents fâcheux dont les principaux sont la cardialgie, le vomissement et un trouble plus ou moins sensible dans les fonctions animales ; mais il est douteux que la ciguë seule puisse donner la mort, même à très haute dose. Pline affirme que cette plante était à Rome un aliment familier. (Hist. nat., lib. XV, cap. xui.) Cinq et six grains d'extrait de ciguë devraient être beaucoup plus actifs que les feuilles de la plante qu'on peut faire entrer par erreur dans l’assaisonnement des viandes, et les malades prennent cette dose pendant plusieurs jours sans aucune incommodité sensible. Que faut-il donc penser de la fameuse peine capitale des Athéniens, consistant à faire boire le suc ou une préparation de ciguë qui donnait une mort certaine ? De deux choses l’une : ou bien notre ciguë n’est pas celle que les Athéniens employaient pour l'exécution des sentences de l’aréopage, ou la ciguë qui fit mourir Socrate n'était que l'ingrédient d’une composition dans laquelle on faisait entrer un poison beaucoup plus subtil.
On prépare avec le suc des feuilles et des jeunes tiges de la ciguë maculée un excellent remède connu dans les pharmacies sous le nom d'extrait de ciguë. Ce remède, fameux par les éloges de Storch, est employé tous les jours avec succès dans toutes les maladies qui dépendent de la concrétion de la lymphe, mais avec peu de confiance dans le traitement des tumeurs squirreuses devenues cancéreuses. On prescrit l'extrait de ciguë à la dose de deux ou trois grains, qu’on augmente graduellement jusqu'à un gros.
La ciguë appliquée à l'extérieur est un excellent résolutif. On trouve dans les pharmacies un emplâtre dont cette plante est la base et qu’on applique avec succès sur les tumeurs squirreuses pour les résoudre. Les feuilles de la même plante, cuites dans le lait, calment les douleurs de goutte et de rhumatisme. Pline dit que les feuilles de ciguë, appliquées sur les mamelles, étouffent le lait des femmes nouvellement accouchées.
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TERRENOKX (1) ou SURON. Pétales courbés en cœur et égaux. Styles réfléchis et tombants. Ombelle ramassée. Fruit sub cylindrique, strié, plus gros vers le sommet.