Æthuse persillée. FL. FR
Æthusa cynapium. Lin. sp., 367.
Toutes les feuilles semblables. Fruits à peu près globuleux. Annuelle. Racine pivotante, blanche, charnue et rameuse. Tige droite, rameuse, assez grêle, fistuleuse, glabre, souvent colorée et couverte d’une espèce de poussière fine qui disparait sous les doigts. Feuilles bipennées ; folioles pennatifides, incisées, glabres, semblables aux feuilles inférieures du persil, les supérieures ayant la même forme que les inférieures. Fleurs blanches disposées en ombelles terminales, planes, sans collerette universelle. Involucelles composés de trois folioles sétacées, unilatérales”et pendantes. Fruit à peu près globuleux, relevé de côtes non crénelées.
Cette plante croît naturellement dans les champs et dans les jardins. Elle ressemble si parfaitement au persil dans la jeunesse qu'il serait difficile de l'en distinguer autrement que par son odeur fétide ; mais lorsqu'elle est en fleurs, l'observation des involucelles suffit pour éviter les méprises. L'æthuse persillée passe pour être aussi nuisible que la ciguë ; ses propriétés médicinales sont les mêmes.
1. — atÜ6oow, j'enflamme, Le suc en est âcre, Cynapium, xbvev, xuvds, chien ; axtoyv, persil. Persil de chien.
2. Æthuse à feuilles capillaires. DicT. BOT., n° 4. Æthusa meum. SYsT. NAT., 486.
Toutes les feuilles multipartites, sétacées. Involucre monophylle. Fruit ovale-oblong. Vivace. | Cette plante croît dans les Pyrénées. Je l'ai trouvée au Roumiga, montagne espagnole à l'extrémité de la vallée d'Ossau. Ses feuilles sont trois fois pennées, à découpures capillaires. Les ombelles sont blanches et terminales. La collerette universelle manque souvent et la foliole qui la forme est quelquefois découpée en deux ou en trois divisions. Toutes les parties de cette espèce d’æthuse sont très aromatiques. Sa racine est au nombre des meilleurs remèdes incisifs et antihystériques.
IMPÉRATOIRE (1). Pétales échancrés par la flexion du sommet. Semences bordées d’une aile membraneuse, munies sur le dos de trois petites côtes.
Impératoire commune. DICT. BOT., n° 1.
Imperatoria ostruthium. Lin. sp., 371.
Feuilles subtriternées ; folioles larges, dentées en scie et lobées. Vivace. |
L'impératoire commune est cultivée dans les jardins à cause de ses propriétés médicinales. Sa racine est au nombre des meilleurs remèdes stomachiques et céphaliques. On la prescrit, avec plus ou moins de confiance, dans la vue de rétablir les règles, d’exciter les organes des hommes froids ou blasés et dé féconder les femmes stériles.
Le genre de l’impératoire ne paraît pas suffisamment distingué de celui de l'angélique. En effet, les pétales sont également échancrés par la flexion du sommet ; l’involucre, qui disparait dans les angéliques, se trouve quelquefois dans l’impératoire. C'est avec raison que le célèbre Lamarck a proposé la suppression de l’un de ces deux genres.
SÉSÉLI. Ombellules globuleuses. Involucre composé d’une ou deux folioles. Fruit ovale, strié. Styles courbés en dehors.