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Peigne cerfeuil, ou le cerfeuil cultivé

Scandix cerefolium. Lin. sp., 368.

Semences lisses et luisantes, avec un long bec cylindrique. Ombelles sessiles et latérales. Annuelle.

Cette plante ne croît pas naturellement dans nos contrées, mais elle est généralement cultivée dans les jardins potagers. Ses feuilles sont au nombre des petites herbes qui composent les salades d'hiver ; l'usage en est très salutaire aux personnes tourmentées par des glaires et par des concrétions pituiteuses.

1. — L'inflorescence rappelle la disposition des dents d'un peigne.

== 265 PENTANDRIE — DIGYNIE

Le cerfeuil est encore un excellent remède apéritif et dépuratif dont l'usage est très familier. On prescrit le suc exprimé des feuilles et des jeunes tiges à la dose de deux ou trois onces. L’infusion ou une légère décoction de la plante en boisson est très utile pour favoriser l'absorption des liqueurs extravasées par l'effet des chutes et des contusions. On se sert de la même décoction en lavage sur les parties de la génération dans les flueurs blanches, ou en injection dans les ulcères de la matrice.

5. Peigne cerfeuil à fruits courts. DicT. BOT., n° 12. Scandix anthriscus. Willd. SP. PL., I, 1450.

Tige droite, rameuse, diffuse, lisse, légèrement striée, cylindrique, sans renflement sous les articulations, fistuleuse, s’élevant jusqu’à deux pieds. Feuilles trois et quatre fois pennées, glabres en dessus, hérissées de petits poils en dessous et sur les pétioles. Pennules ovales, une ou deux fois pennatifides, imitant les feuilles de cerfeuil. Pétiole formant à la base une gaîne membraneuse, sans renflement, scarieuse et très velue sur les bords. Fleurs blanches. Ombelles latérales, dont les pédoncules sont opposés aux pétioles ; trois, cinq, sept rayons. Involucre universel nul ; le partiel composé de petites folioles lancéolées, ciliées, non réfléchies, ordinairement cinq, souvent quatre, trois. Pétales blancs terminés en pointe fléchie en dessus, ne paraissant pas sensiblement échancrés. Les cinq pétales sont égaux et point du tout radiés. Cinq étamines caduques. Anthères d’un jaune pâle et verdätre, divisées en deux lobes par un sillon. Deux stigmates au milieu d’une large glande. Point de style. Toutes les fleurs fertiles. Fruit ovale, comprimé, hérissé de pointes crochues. L'union des deux semences est marquée par un sillon de chaque côté. Les semences n’ont pas deux lignes de longueur et le bec est plus court que la semence.

Cette plante croît dans les environs de Momuy, sur les terres entassées. Elle fleurit en mai.

ÆTHUSE (1). Involucelles triphylles et réfléchis, n’occupant que la moitié de l’ombellule. Fruit presque globuleux et profondément sillonné.

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