Salicaire à épis. FL. FR
Lythrum salicaria. Lin. sp., 640.
Feuilles cordiformes, lancéolées. Fleurs en épis. Douze étamines. Vivace.
Tige droite, carrée, verte ou rougeâtre, branchue, s’élevant jusqu’au delà de trois pieds. Feuilles opposées, quelquefois ternées, sessiles, un peu cordiformes, lancéolées, entières, quelquefois glabres et souvent garnies de poils très courts qui les rendent un peu rudes au toucher. Fleurs d’un beau pourpre, disposées en longs épis aux extrémités de la tige et des rameaux. Calice sessile, tubuleux, strié, velu, découpé en douze dents alternement plus longues et plus courtes. Six pétales oblongs, attachés sur le bord interne du calice, à la base de chacune des longues dents. Douze étamines, alternement plus longues et plus courtes, attachées à la base interne du calice (1). Style plus long que les étamines. Stigmate hémisphérique.
Cette plante croît dans les prés, dans les fossés et autres lieux humides. Les fleurs sont d’un beau pourpre et disposées en épi terminal. Sa racine est au nombre des meilleurs remèdes astringents. Elle est surtout recommandée dans la dysenterie, vers la fin de la maladie, lorsque les évacuations ne sont plus causées que par le relâchement des intestins. On la prescrit en décoction pour boisson ordinaire ou en poudre, à la dose d’un gros, deux ou trois fois par jour.
B). Feuilles alternes.
2. Salicaire à feuilles d'hysope. FL. FR., 731, 11. Lythrum hyssopifolia. Lin. sP., 642.
Feuilles linéaires. Six étamines. Annuelle.
Tige rameuse, anguleuse, glabre, ordinairement couchée sur sa base, s’élevant jusqu'à un pied. Feuilles alternes, sessiles, linéaires, entières, glabres et assez semblables aux feuilles d’hysope. Fleurs purpurines, axillaires, sessiles et solitaires. Pétales lancéolés, au nombre de six, attachés sur le bord interne du calice. Six étamines. Capsule cylindrique, divisée en quatre loges polyspermes. |
Cette plante croît dans les fossés et autres lieux aquatiques. Elle fleurit pendant l'été.
AIGREMOINE (2). Calice à cinq dents, entouré à la base d'un second calice. Cinq pétales. Deux semences au fond du calice durci.
Aigremoine officinale. DicT. BOT., n° 1.
Agrimonia eupatoria. Lin. sp., 643.
Feuilles caulinaires pennées ; l’impaire pétiolée. Fruits hispides. Vivace.
1. — Je n'ai vu nulle part la mention d’un fait singulier que j'observe tous les étés à Morlaàs : la moitié des étamines ont les anthères jaunes et l’autre moitié les
anthères vertes. Je n’ai d’ailleurs aucune explication à offrir de cette particularité. 2. — äpyeuoy, grateron. Le calice est hérissé de pointes crochues.
de: FFE
Tige droite, cylindrique, peu rameuse, garnie de longs poils un peu raides, longue d'un à deux pieds, s’élevant jusqu'à six dans les fossés et dans les rigoles des prairies. Feuilles pennées avec interruption, dont la base est garnie d'une stipule perfoliée et incisée. Folioles principales largement lancéolées, dentées en scie, sillonnées et d’un vert foncé en dessus, veinées et d'un vert blanchâtre en dessous ; l’impaire pétiolée, les intermédiaires petites, simples ou incisées. Fleurs jaunes, disposées en très longs épis terminant la tige et les rameaux. Calice divisé en cinq dents, dont la base velue est enchâssée dans un second calice en forme de collerette terminant un très court pédoncule qui sort de l’aisselle d’une petite bractée trifide. Cinq pétales plus grands que le calice. Seize ou dix-sept étamines. Filaments jaunes, Anthères bilobées, orangées. Deux styles. Péricarpes hérissés de pointes crochues réfléchies sur leurs pédoncules, contenant deux semences.
L'aigremoine officinale, que les Grecs nommaient eupaloire, est regardée comme un excellent remède apéritif, propre à lever les obstructions du foie. On se sert des feuilles fraîches, qu'on fait entrer, à la dose d’une poignée, dans les bouillons et dans les apozèmes ordinairement prescrits contre la jaunisse, la cachexie et autres maladies causées par les embarras des viscères.
RÉSÉDA (1). Calice monophylle, quadri-sexpartite. Pétales laciniés. Capsule uniloculaire, ouverte au sommet et polysperme.