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Réséda jaunissant. FL. FR

Reseda luteola. Lin. sp., 643.

Feuilles lancéolées, entières, avec une dent de chaque côté à la base. Calice quadrifide. Annuelle.

Vulgairement la gaude.

Tige droite, cannelée, simple ou peu rameuse, glabre, s’élevant jusqu'à deux et trois pieds dans l’état sauvage et jusqu’à cinq lorsqu'elle est cultivée. Feuilles éparses, lancéolées, terminées en pointe émoussée, lisses et planes, ondulées dans la jeunesse et semblables aux feuilles de saule. Fleurs d’un jaune verdâtre, disposées en long épi terminant la tige et les rameaux lorsqu'elle en produit. Calice partagé en quatre divisions. Trois pétales, savoir : un supérieur

multifide, deux latéraux trifides. Capsule anguleuse, bossue, terminée par trois cornes au milieu desquelles il se forme une ouverture pour la sortie des semences menues et réniformes.

Cette plante croît naturellement dans plusieurs cantons du département. Elle aime les terres légères et sablonneuses. On la voit souvent à Pau, sur les murs et sur les clochers. Elle fleurit vers la fin du printemps et au commencement de l'été.

Les teinturiers s’en servent pour teindre en jaune et en vert. Elle donne une plus belle couleur que le genêt et le bois des Indes. Le principe colorant de la gaude est extractif et doit être fixé par un mordant. C'est dans cette vue qu'on fait tremper les étoffes dans une dissolution d’alun avant de les plonger dans une dissolution bouillante de tiges de gaude où elles prennent une belle couleur jaune. Pour les teindre en vert on les fait passer dans la cuve bleue. L’utilité de cette plante et les ateliers de teinture établis à Pau, à Nay, à Oloron, à Orthez, etc., offriraient aux cultivateurs des profits considérables

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