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977 — ICOSANDRIE — MONOGYNIE
CACTIER (1). Calice monophylle, supérieur, imbriqué. Pétales nombreux. Baie uniloculaire et polysperme.
Cactier en raquette. DICT. BOT., n° 25.
Cactus opuntia. Lin. sp., 660.
Feuilles lâches, articulées, ovales. Epines sétacées. Ligneuse.
Cette plante, originaire du Pérou et de la Virginie, croît maintenant en Espagne, en Portugal, en Italie et en France, où on la trouve sur les toits et sur les murs. Les feuilles sont épaisses, charnues et naïssent les unes sur les autres. Elles portent des épines sétacées imperceptibles et cassantes, qui pénètrent profondément dans la peau et causent des démangeaisons cuisantes. On regarde la pulpe des feuilles comme anodine et rafraichissante ; mais les petites épines qui peuvent s’y mêler sont capables de rendre ce topique extrémement nuisible. On dit que ceux qui mangent les fruits de cette plante, assez semblables à des figues, rendent des urines rouges comme du sang, sans en être incommodés. C’est sur une espèce de cactier, cactus cochenillifer, que vit l’insecte si précieux (coccus cacti. Syst. nat., p. 2220) dont le suc donne la plus belle couleur écarlate (2).
PHILADELPHE (3). Calice supérieur, divisé en quatre ou en cinq parties. Quatre ou cinq pétales. Capsule polysperme à quatre ou cinq loges.
Philadelphe des jardins.
Philadelphus coronarius. Lin. sp., 671.
Feuilles subdentées. Ligneuse.
Vulgairement le syringa.
Cet arbrisseau, natif de Vérone, est cultivé dans nos jardins à cause de ses fleurs blanches très agréablement odorantes.