A). POIRES D'ÉTÉ
À) L'amiré joannet. Fruit petit, pyriforme, d'un jaune citrin. Chair blanche et tendre. La plus précoce de toutes les poires : mûre à la St-Jean, ce qui lui a fait donner le nom patois de Saint Joualenque.
B) Le petit muscat où sepl en bouche. Fruit très petit, en toupie ou en calebasse, d'un rouge brun du côté du soleil, d’un vert jaunâtre du côté de l’ombre, presque blanc du côté de la queue. Chair demi-beurrée, d’un blanc jaunâtre, d’un’ goût agréable, relevé et musqué. Cette poire mürit au commencement de l'été. L'arbre aime le plein vent et un terrain sec.
c) Le muscat Robert ou poire d'ambre. Poire de moyenne grandeur, turbinée, terminée en pointe vers la queue, autour de laquelle il y a souvent quelques plis circulaires, ayant la tête arrondie et l’œil souvent bordé de quelques bosses. Peau d’un vert clair, un peu
; jaunâtre. Chair tendre, ni beurrée, ni cassante, fine, sucrée, sans marc et d'un goût très relevé. Elle mürit vers la fin de messidor.
D) La magdeleine ou citron des carmes. Poire de moyenne grosseur, turbinée, un peu allongée, ayant l’œil bordé de plis et très peu enfoncé dans le fruit. Peau verte, tirant sur le jaune, avec une teinte rouge du côté du soleil. Chair blanche, fine, fondante, sans pierres, d’un goût relevé et un peu parfumé. Elle mürit au commencement de thermidor.
E) La cuisse madame. Fruit de moyenne grosseur, très allongé, menu vers la queue où il y a presque toujours quelques plis. Peau d’un vert jaunâtre du côté de l'ombre, d'un rouge brun du côté du soleil. Eau sucrée, abondante et musquée. Cette poire mürit vers le milieu de thermidor. L'arbre réussit mieux greffé sur franc que sur coignassier.
Fr) Le gros blanquet. Fruit petit et pyriforme, d'un blanc un peu jaunâtre, prenant un peu de rouge clair du côté du soleil. Chair cassante, un peu grossière, laissant du marc dans la bouche, d’un goût sucré et relevé. Cette poire mürit vers le milieu de l'été.
G) Le petit blanquet. Fruit très petit, arrondi du côté de l'œil, ordinairement relevé de quelques bosses du côté de la queue, ayant la forme d’une perle en poire. Peau blanche, tirant un peu sur le jaune. Chair blanche, demi-cassante, assez fine, agréable et musquée. Cette poire mürit vers le milieu de l'été.
H) L'épargne. Fruit de moyenne grandeur, très allongé, ayant sa plus grande épaisseur aux deux tiers de la longueur vers la tête. Peau verdâtre avec des taches fauves. Chair fondante, d'un goût aigre, fin, très agréable. Pépins noirs et souvent avortés. Cette poire mürit au commencement de thermidor. L'arbre aime le plein vent ; on le grefle sur franc ou sur coignassier.
1) L'ognonet ou archiduc d'été. Poire de moyenne grandeur, turbinée, lisse, brillante, jaune du côté de l’ombre, d’un rouge vif du côté du soleil. Chair demi-cassante, souvent pierreuse, relevée par un goût rosat. Elle. mürit vers le milieu de l'été.
J) La robine ou royale d'été. Fruit petit, arrondi, figuré en toupie très courte, d’un vert blanchâtre, tiqueté d’un vert brun, jaunissant dans la maturité, Chair blanche, demicassante, sucrée et très musquée. Cette poire mürit vers la fin de l’été. Elle devient plus grosse lorsque l’arbre est greffé sur franc que sur coignassier.
K) La cassolette, friolet ou leche frion. Fruit petit, turbiné, arrondi vers la tête où l'œil est presque à fleur du fruit ; la queue implantée dans un petit enfoncement. Peau d'un * vert tendre et jaunâtre, légèrement fouetté de rouge du côté du soleil. Chair tendre et cassante, sucrée et musquée. Cette poire mürit vers le milieu de fructidor.
L) La bellissime d'été. Grande, presque pyriforme, ayant l’œil grand et placé à fleur du fruit, d'un beau rouge foncé du côté du soleil, le côté opposé d’un vert clair devenant d'un jaune citrin dans la maturité ; la couleur rouge parsemée de petits points jaunes, s'éclaircissant en approchant du jaune et formant de petites bandes. Chair demi-beurrée, sujette à devenir cotonneuse et à mollir promptement. Eau douce, d’un goût agréable quoique peu relevé. Cette poire mürit en thermidor ; il faut la cueillir avant sa maturité. -
M) Le bon chrétien d'été ou gracioli. Fruit gros, imitant un peu la calebasse, ayant l'œil placé au milieu d'une cavité, la tête un peu allongée, le côté de la queue obtus et terminé par des bosses et des plis profonds. Queue grosse et charnue, longue de près de deux pouces. Peau lisse, d'un vert clair, tiquetée de points d’un vert foncé, jaunissant dans la maturité. Chair blanche, tendre et demi-cassante, remplie d'une eau abondante et sucrée. Cette poire mürit vers la fin de l'été. Les boutons à fruits sont placés vers les
extrémités des rameaux.
N) L'épine d'été ou la fondante musquée. Fruit de moyenne grandeur, pyriforme, très allongé, arrondi du côté de la tête, ayant l'œil assez gros et presque à fleur du fruit et la queue plantée sans enfoncement. Peau fine, unie, comme grasse au toucher, d'un vert de pré du côté de la tête, d'un vert jaunâtre du côté de la queue. Chair fondante, assez fine, quelquefois un peu pâteuse, d'un goût très relevé. Cette poire mürit vers la fin de l'été.
o) Le rousselet de Reims. Poire petite, turbinée, ayant la tête arrondie et l'œil placé à fleur du fruit. Peau verte du côté de l'ombre, d'un rouge brun du côté du soleil, lavée et tiquetée de gris. Chair demi-beurrée, fine, excellente, d’un goût agréable et parfumée. Cette poire mürit à la fin de l'été. Elle est moins grosse, mais beaucoup meilleure en plein vent qu'en buisson ou en espalier.
P) Le gros rousselet où roi d'été. Grandeur moyenne. Figure pyriforme, aiguë. Peau rude d'un vert foncé d'un côté, d'un rouge obseur de l'autre.
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