‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 557 sur 1213 · B). POIRES D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

B). POIRES D'AUTOMNE

a) La verte-longue où mouille-bouche. Fruit pyriforme, long, ayant sa plus grande épaisseur au milieu, diminuant plus sensiblement du côté de la queue que du côté de la tête, où l'œil est placé dans un petit enfoncement. Peau verte ; chair très fondante, blanche, délicate, sans pierres, rendant une eau très abondante, douce et sucrée, Cette poire mürit au commencement de l’automne. L'arbre greffé sur franc réussit mieux que sur coignassier.

R) La verte-longue panachée ou culotte de suisse. Poire moins grosse que la précédente, dont elle n’est qu'une variété ; verte avec des bandes longitudinales jaunes.

s) Le beurré. Poire très grosse, ovale, ayant la tête arrondie et l'œil placé dans une cavité. Peau fine, unie, verte ou grise ou fauve suivant le terrain. Chair très fine, délicate, fondante et très beurrée, rendant une eau très abondante, tres sucrée et très agréablement acidulée. Cette poire, très estimée, mürit vers le milieu de vendémiaire.

T) Le doyenné ou beurré blanc. Poire très grosse et presque ronde, ayant l'œil petit et placé dans une cavité peu profonde et la queue implantée dans une autre cavité souvent bordée de bosses et de plis assez profonds. Peau verdâtre, devenant d’un jaune citrin en mürissant, souvent frappée de rouge du côté du soleil. Chair très beurrée, excellente dans les années sèches, rendant une eau très abondante et très sucrée, d’un goût très relevé. Cette poire mürit vers le milieu de l’automne. Elle est sujette à se gercer et à

se couvrir de taches noires qui lui donnent un goût très amer.

u) Le doyenné gris. Poire grosse et presque ronde, ayant son œil petit et placé dans une cavité profonde, la queue grosse et courte également placée dans une cavité qui est ordinairement bordée de bosses ; la peau unie et d’un gris fauve, la chair beurrée et très fondante, très sucrée et d’un goût plus agréable que celle du doyenné blanc. Elle mürit vers le milieu de l’automne.

v) La frangipane. Fruit de moyenne grosseur, allongé, ayant l’œil placé dans une cavité peu profonde, la queue également placée dans un petit enfoncement ; terminé inférieurement en pointe obtuse et comme tronquée obliquement, l'un des côtés étant plus élevé que l’autre. Peau unie, un peu onctueuse au toucher, d’un jaune clair presque citrin du côté de l'ombre, d’un rouge vif du côté du soleil. Chair demi-fondante, sans marc, douce et sucrée, d’un goût particulier que l’on compare à la frangipane. Cette poire, très agréable à la vue, müûrit au milieu de l'automne.

x) Besi de la motte. Poire grosse, turbinée, très renflée du côté de la tête, ayant l'œil placé dans une cavité unie et peu profonde, la queue grosse et placée dans un enfoncement dont les bords sont presque unis. Peau d’un vert foncé, tiquetée de petits points gris, devenant jaune dans la maturité. Chair très blanche, fondante et sans pierres, remplie d’une eau douce et très agréable. Cette poire mürit au milieu de l'automne. Elle ne réussit bien qu’en plein vent.

y) Le messire Jean ou noir sucré. Fruit gros, presque rond. Peau un peu rude, d’un jaune fauve très rembruni. Chair ferme et cassante, souvent pierreuse, très sucrée et très agréable au goût. Cette poire mürit vers le milieu de l'automne.

z) La bergamote d'automne. Fruit gros, turbiné, jaunâtre d’un côté, légèrement teint en rouge de l’autre. Chair beurrée et fondante, douce et sucrée, relevée d’un peu de parfum. Cette poire mürit vers le milieu de l'automne.

AA) La crassane. Poire grosse, arrondie ou un peu turbinée, ayant la tête aplatie, l'œil petit et placé dans une cavité profonde, la queue menue, un peu courbée, également placée dans un enfoncement. Peau d'un gris verdâtre, quelquefois tavelée de petites taches rousses, jaunissant un peu du côté du soleil dans la maturité. Chair très fondante et beurrée, rendant une eau sucrée très abondante, avec un peu d’âpreté. Cette poire mürit vers le milieu de l’automne.

88) Le franc-réal. Poire grosse, renflée au milieu, diminuant vers les deux bouts, mais plus sensiblement vers la queue, qui est grosse et implantée presque à fleur du fruit. Peau verdâtre, tiquetée de petits points et de taches roussâtres, devenant jaunâtre dans la maturité. Cette poire est très bonne en compote et cuite sous la cloche. Elle mürit vers le milieu de l'automne.

cc) Le chasseri où best de chasseri. Fruit de moyenne grosseur, ovale, court, ayant l'œil placé à fleur du fruit, la queue grosse et plantée dans une cavité ordinairement bordée de quelques bosses. Peau blanchâtre, devenant jaunâtre dans la maturité. Chair beurrée, fondante et fine, remplie d’une eau sucrée, musquée et d’un goût très agréable. Cette poire est excellente lorsqu'elle est bien conditionnée. Elle mürit vers la fin de l'automne.

pp) L'ambreite. À peu près semblable à la précédente ; ayant l'œil placé dans une petite cavité bosselée ; la chair un peu verdâtre, fine et fondante,

EE) Le sucré vert. Poire de moyenne grosseur, allongée, diminuant un peu vers la queue qui est assez grosse et plantée dans une cavité bordée de quelques plis. Peau lisse et toujours verte. Chair très beurrée, quelquefois pierreuse, remplie d'une eau sucrée, très agréable. Elle mürit au milieu de l’automne.

FF) La jalousie. Fruit gros, aplati suivant sa longueur, ayant sa plus grande épaisseur vers le millieu de sa longueur, la peau couleur de noisette, la chair très beurrée, l'eau abondante et très sucrée lorsqu'elle a müri dans le cabinet. On greffe l'arbre sur franc; il périt en peu de temps sur coignassier. La poire mürit au milieu de l'automne.

GG) Le martin sec. Fruit de moyenne grosseur, pyriforme, ayant l'œil placé dans une cavité bordée de plis et d'élévations assez sensibles, terminé en pointe du côté de la queue qui est courbée. Peau de couleur isabelle ou noisette du côté de l'ombre, colorée en rouge du côté du soleil, semée de petits. points blancs. Chair cassante, quelquefois pierreuse, sucrée et parfumée. Cette poire mürit vers la fin de l'automne et se conserve jusqu’au commencement de l'hiver.

HH) La rousseline. Fruit petit et pointu, imitant la calebasse, ayant sa tête allongée et moins grosse que le ventre. Peau semblable à celle du rousselet, mais plus claire. Chair demibeurrée, délicate, sucrée et très agréable. Cette poire mürit au milieu de l'automne.

u) La bergamote d'automne. Fruit gros, à tête aplatie, ayant l'œil placé dans une cavité unie et peu profonde, la queue assez grosse, également implantée dans une cavité, la peau lisse et verte, devenant jaune dans la maturité, colorée en rouge avec des points gris du côté du soleil. Chair beurrée et fondante ; eau douce, sucrée et relevée d’un parfum très agréable. L'arbre doit être conduit en espalier ; il devient galeux en buisson et à plein vent.

JJ) La louise-bonne. Fruit gros, pyramidal, ayant la tête arrondie, l'œil petit et à fleur du fruit, la queue courte et souvent buttée d'un bourrelet charnu. Peau verte, très lisse, tiquetée de points et de petites taches, devenant blanchâtre dans la maturité. Chair demi-beurrée, remplie d'une eau abondante, douce et relevée d'un fumet très agréable. L'arbre se plaît dans un terrain sec ; il réussit mieux en plein vent qu'en espalier. Le fruit mürit vers la fin de l'automne.

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