Nénuphar blanc. FL. FR
Nymphæa alba. Lin. SP., 729.
Feuilles cordiformes et très entières. Calice quadrifide. Vivace (1).
Plante aquatique, comme la précédente, dont la racine et les fleurs sont au nombre des meilleurs remèdes adoucissants, rafraichissants et anodins. On prépare avec les fleurs de nénuphar blanc un sirop tres estimé et journellement employé dans les cas d’insomnies fébriles ou causées par l'excitation du cerveau, dans les pollutions nocturnes et pour modérer le besoin des plaisirs de l'amour. On le fait entrer, à la dose d'une once, dans un julep approprié, ou plutôt dans un verre d'émulsion d'amandes douces ou de semences froides.
PIVOINE (2). Calice pentaphylle. Cinq ou plusieurs pétales. Style nul. Cap- | sules polyspermes, légumineuses, au nombre de deux, jusqu'à cinq. Semences subglobuleuses:
Pivoine officinale. FL. FR., 787, 1.
Pœonia officinalis. LIN. SP., 747.
Feuilles décomposées, nues ; folioles lobées, les lobes largement lancéolés. Capsules un peu droites et cotonneuses. Vivace.
a. Pivoine femelle. Pœonia foliis difformiter lobatis. Haller. H1STORIA STIRPIUM HELVETIÆ, 311.
b. Pivoine mâle. Pœonia foliis lobatis, ex ovato lanceolatis. Haller. HisT. sTIRP. HELV., 311.
On trouve cette plante dans les jardins. J'ignore si elle se trouve dans les Pyrénées comme dans les montagnes de la Suisse. Ses fleurs, presque toujours doubles dans les jardins, sont, sauf quelques exceptions, les plus grandes du règne végétal. Il s’en exhale une odeur fétide qui en diminue beaucoup le mérite. La racine de pivoine est au nombre des remèdes céphaliques, antispasmodiques et antiépileptiques. Galien assure avoir guéri
1. — Le nénuphar blanc offre un sujet d’observations intéressantes dans le passage graduel des pétales à l’état de sépales. Dans les transformations de ce genre c’est l'organe le plus extérieur qui est de formation la plus récente. La plante commence par fabriquer ce qui lui est le plus nécessaire pour la perpétuation de l’espèce, c’est-à-dire le pistil, qui peut au besoin faire office de bourgeon. Si elle a de l'excédent elle fait ses étamines, et quand elle en a plus qu’il ne lui en faut, elle en transforme un certain nombre en pétales, affectés à la protection des étamines qui subsistent ; enfin les pétales extérieurs deviennent des sépales, qui sont généralement verts parce qu’ils sont en rapport immédiat avec la lumière. C’est une dégénérescence dont la plante tire parti.
2. — Pœonia, originaire de la Pœonie, au nord de la Macédoine. Ou Pæœon, médecin des dieux.
un épileptique en lui faisant porter au col des racines de pivoine en amulette. C'est peut-être à ce fait, extrèmement douteux, qu'elle a dû sa grande réputation dans le traitement de l'épilepsie. Il est bien vrai que la racine de pivoine fraiche rend une odeur forte et nauséeuse, capable d'agir efficacement sur les nerfs et d'en changer ou d'en régulariser les mouvements ; mais le principe volatil ne se trouve plus dans les parties de cette plante desséchée, d'où il s'ensuit que, lorsqu'on la prescrit faute de mieux dans l’épilepsie, la racine fraîche en infusion est préférable à la poudre, au sirop de pivoine et autres préparations pharmaceutiques.
ACONIT (1). Calice nul. Cinq pétales dont le supérieur est voûté. Deux nectaires pédonculés et recourbés. Trois, cinq gousses univalves.