Aconit tue-loup. FL. FR., 915, In
Aconitum lycoctonum. LIN. sP., 750.
Feuilles velues, palmées et multifides. Vrvace.
Tige droite, feuillée, velue, quelquefois simple, souvent un peu rameuse s'élevant jusqu'au delà de trois pieds. Feuilles pétiolées, profondément partagées en cinq, sept ou en trois lobes inégalement multifides, à découpures aiguës, d’un vert foncé, velues et sillonnées en dessus, d'un vert pâle, veinées et glabres en dessous ; les caulinaires alternes. Fleurs d’un jaune pâle ou blanchâtre, disposées en grappe terminale, Corolle composée de cinq pétales, le supérieur pubescent, allongé en forme de bonnet, dans lequel sont logés les deux nectaires, terminé par un tube dont l'extrémité du sommet est roulée en spirale.
Cette plante croît dans les Pyrénées ; on la trouve aussi sur les coteaux de Jurançon. Elle fleurit pendant l'été. Quelques botanistes prennent pour calice dans les aconits ce que Linné regarde comme la corolle. Suivant les mêmes botanistes, la corolle est composée d'un grand nombre de pétales : deux supérieurs, unguiculés et éperonnés, contenus dans la cavité de la pièce supérieure du calice et que Linné prend pour des nectaires ; les autres inférieurs, très petits et en forme d’écailles.