‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 629 sur 1213 · Guérissait le fic, tumeur en forme de figue · texte numérisé non relu

Guérissait le fic, tumeur en forme de figue

Lan &:

ADONIDE (1). Calice pentaphylle. Cinq à dix pétales, sans écaille ni fossette sur l'onglet. Capsules monospermes, fermées.

Adonis d'été. FL. FR., 701, 11.

Adonis æstivalis. LIN. sP., 771.

Fleurs pentapétales. Fruits ovales. Annuelle.

Cette plante, rare dans nos contrées, est cultivée dans les parterres. Ses fleurs sont d’un beau rouge éclatant.

TULIPIER (2). Calice triphylle. Corolle à six pétales connivents en cloche. | Capsules disposées en cône, divisées en deux loges monospermes.

Tulipier de Virginie.

Liriodendrum tulipifera, LIN. sP., 755.

Feuilles lobées ; lobe moyen tronqué. Arbre.

Le tulipier, originaire de l'Amérique septentrionale, est un arbre de la première grandeur, très remarquable par la forme singulière de ses feuilles et par la beauté de ses fleurs mal à propos comparées à celles de la tulipe. Son tronc acquiert jusqu'à trente pieds de circonférence, et les Américains en construisent des pirogues ou des canots d’une seule pièce. Son bois est excellent pour la charpente ; il est d’ailleurs très propre à former des massifs et de superbes avenues ; il réussit parfaitement bien dans nos contrées lorsqu'on le plante dans les endroits bas et un peu humides. Son accroissement est ‘plus rapide que celui du chêne à grappes ; il mériterait de concourir avec lui et avec le sophora du Japon pour le renouvellement des forêts. M. de Laussat, préfet colonial de la Martinique, dont l’amitié m'est si chère et m'a été si utile, porta un individu de cette espèce à son retour de Paris en 1780. Cet arbre charmant, qui commence à porter des fleurs, fait partie d'un massif placé dans l’angle d'une prairie près du château de Bernadets. Les plus beaux arbres de l’ancien et du nouveau monde avaient été choisis pour cette plantation ; mais il serait difficile d’ajouter quelque chose aux avantages d'une habitation située sur un des points les plus élevés de l’ancienne province de Béarn. J'ignore s’il en existe une autre où l'horizon soit à découvert dans toute l'étendue de la chaine des Pyrénées. On ne se lasse jamais de contempler cette longue suite de montagnes, groupées sans ordre, dont les flancs déchirés en tout sens et les cimes terminées en pointes inégales plus ou moins aiguës offrent un désordre qui contrarie quelques systèmes, et qui, comme l'observe M. de Saussure pour les Alpes, exclut toute idée de formation régulière (Voyage dans les Alpes. Tome IV, p. 180.). Vers le milieu de la chaîne on aperçoit le Mont Perdu, devenu célèbre par le voyage de M. Ramond. Plus loin, vers la droite, on voit en plein le Pic-de-Midi d'Ossau,

Page 1