‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 630 sur 1213 · Les fleurs sont en forme de tulipe · texte numérisé non relu

Les fleurs sont en forme de tulipe

." . os ‘à ss," Atotov, lis ; àévôpoy, arbre.

nr AABST— POLYANDRIE — POLYGYNIE

dont l'aspect était une jouissance infiniment agréable pour M. de Marca. Cet énorme rocher, vainqueur du Déluge, est détaché des montagnes voisines. M. Palassou avait dit dans son Essai sur la minéralogie des Monts Pyrénées que le sommet du Pic-de-Midi lui avait paru de nature calcaire, mais que, comme cette montagne est inaccessible, on ne peut l’assurer. M. Ramond a cité ce passage pour appuyer son système sur là structure des Pyrénées ; mais M. Palassou a cru devoir se rendre sur les lieux pour vérifier un fait de cette importance et il a reconnu que cette montagne est granitique dans toute son étendue. Cette vérification fut faite dans un voyage dont j'ai parlé a l’occasion de l’ansérine sagittée. Le Pic-de-Midi d'Ossau pourrait être comparé à celui dont Homère a fait une si belle description dans l'Odyssée.

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xev aubaln Bootos avro, où xatabain, € (Livre XII, vers 73 et suivants.)

I s'élève majestueusement vers le ciel comme Scylla. Sa tête fourchue, ordinairement cachée dans les nuages, ne se montre presque jamais à découvert ni pendant l'été ni pendant l'automne. Le mortel le plus intrépide ne pourrait s’y soutenir en montant ni en descendant, eût-il vingt pieds et vingt mains.

Le riant aspect des Pyrénées n’est pas le seul agrément de la situation de Bernadets ; la vue embrasse encore tout l’espace compris entre les riches vignobles de Jurançon d’un éôté et les coteaux du Vicbilh qui terminent à l'Est un vaste amphithéâtre formé par la disposition des collines.

La ville de Morlaas qui, quoi qu'en dise Marca, est réellement l'ancienne cité de Béarn indiquée dans l’Itinéraire d’Antonin, occupe à peu près le milieu de cet espace. Cette petite ville, aujourd’hui sans commerce et sans industrie, fut pendant longtemps la résidence des souverains du pays. La monnaie qu'ils faisaient battre à Morlaas avait cours dans toute la Gascogne. Malgré la jalousie des villes de Pau et d'Orthez, Morlaàs a conservé jusqu’à la Révolution le droit de présider le tiers-état aux assemblées des trois ordres de la province. Ces faits non contestés prouvent l'identité de l’ancienne cité de Béarn et de la ville de Morlaàs ; et ces preuves sont d’autant plus solides que cette dernière se trouve dans la direction naturelle de la route de Toulouse a Saragosse, si fréquentée par les Romains, et que le mot latin civifas, comme le mot grec zou, ne s'applique point simplement à une ville, nommée wrbs par les Latins et &oru par les Grecs, mais à une association de familles soumises aux mêmes lois ou réunies sous l'autorité d’un chef pour leur conservation (Voyez les Politiques d’Aristote, livre I, chap. 2, où cét auteur, quoique gêné par les principes démocratiques des Athéniens, observe avec

raison que le gouvernement d'un seul est conforme à la nature, puisqu'il n'est que limitation du gouvernement de la famille. Il dit ensuite que les sociétés civiles furent primitivement gouvernées par des rois, comme les nations l’étaient encore de son temps.). Il est étonnant qu'un historien aussi grave que Marca n'ait pas senti la force de toutes ces raisons et qu'il ait cru pouvoir leur opposer le siège épiscopal de Lescar et des calculs très incertains sur les distances pour transporter dans cette dernière ville l’ancienne cité de Béarn.

Me voila bien loin du tulipier de Virginie, et ces détails pourraient paraître déplacés dans cet article, si je n'avais peut-être acquis le droit de parler avec complaisance d’une ville, extrêmement agitée au commencement de la Révolution, où j'ai eu le bonheur de rétablir et de maintenir la paix dans les temps les plus difficiles. L'espoir de réparer et de prévenir de grands malheurs me fit accepter la place de maire, à laquelle je fus nommé quoique absent et sans avoir jamais assisté aux assemblées populaires. Deux réélections successives, à l'unanimité et à l'assistance de tous les partis, attestent le succès d’une administration dont les détails pourraient offrir quelques exemples dignes d'être imités.

Je pourrais me glorifier, comme Montaigne, de n’y avoir laissé ni offense ni haine (Essais. Livre IT, chap. x in fine.). Mais parmi ceux qui ont été plus particulièrement l'objet de mes soins, quelques-uns n'ont connu ni les dangers de leur position, ni les difficultés vaincues pour les sauver : j'aime mieux expliquer ainsi leur indifférence que de l’attribuer à l'ingratitude, quoique ce vice soit trop commun dans les sociétés agitées par des troubles civils. La grande faveur n'accompagne jamais la modération dans ces temps

corrompus.

Aude aliquid brevibus Gyaris et carcere dignum. Si vis esse aliquis.

(JuvénaL. Satire 1, vers 73.)

L'homme de bien s’en console aisément et s’écrie avec Hésiode, dans son

poème intitulé EPTA KAI HMEPAI.

J'étais donc destiné à vivre avec les hommes de ce siècle ! Hélas ! que ne suis-je mort plutôt, ou né plus tard ! (1).

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