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Thym commun

Thymus vulgaris. Willd. SP. pL., I, 130.

Tige droite. Feuilles révolutées, ovales. Fleurs disposées en épis verticillés. Ligneuse.

En patois pimbou, hierbe prime où hierbe fine.

Le thym commun croît naturellement sur les vieilles murailles dans nos villes et dans nos villages, mais il est généralement cultivé dans nos jardins pour les usages de la cuisine. Le miel du mont Hymette devait en grande partie sa réputation au thym, dont les montagnes de l’Attique étaient couvertes. Pline assure que le miel cueilli par les abeïlles sur les fleurs de cette plante conserve sa fluidité et il met la fluidité visqueuse au premier rang des signes qui caractérisent un excellent miel (Hist. nat., lib. XI, cap. 15.). Les éducateurs des abeilles devraient donc bien s’attacher à multiplier le thym commun dans le voisinage des ruches. Mais pour donner à cette branche de l'industrie rurale tout le développement dont elle serait susceptible, il faudrait substituer aux ruches en panier, qui ne peuvent être exploitées que par la mort des abeilles, des ruches économiques formées par l'assemblage de six ou sept chassis de bois de pin ou de sapin, qui peuvent être châtrées deux ou trois fois par an sans dommage pour les abeilles. L'expérience m'a prouvé que le miel extrait de ces ruches pendant l’été conserve sa transparence et sa fluidité et qu’il est incomparablement meilleur que celui qui provient des ruches exploitées pendant l'automne. Quant à la construction des ruches à hausse, on peut en voir la description dans le Dictionnaire d'agriculture de l'abbé “Rosier.

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