‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 672 sur 1213 · Mélisse officinale. DicT. BOT., n · texte numérisé non relu

Mélisse officinale. DicT. BOT., n

Melissa officinalis. Willd. Sp. p1., I, 146.

Fleurs demi-verticillées. Bractées oblongues et pédicellées. Feuilles ovales, aiguës et dentées en scie. Vivace.

Cette plante croît naturellement dans nos haïes et au pied des murs, ordinairement dans le voisinage des jardins, où on la cultive pour l'usage de la médecine. Les jeunes feuilles sont parsemées de poils sétacés, transparents et articulés. Leur surface inférieure, vue à la loupe, paraît couverte de petits points qui paraissent être les réservoirs de l'huile volatile. L’odeur qui s'en exhale est analogue à celle de l'écorce du citron. Les fleurs sont disposées en bouquet ombelliforme sur un petit pédoncule placé dans l’aisselle de chaque feuille ; les deux bouquets de chaque nœud se rapprochant forment un demi-verticille.

L'arôme très pénétrant de la mélisse paraît agir plus particulièrement sur l'origine des nerfs, soit à raison du voisinage des nerfs olfactifs, soit par l'excitation des nerfs de la huitième paire et du grand nerf sympathique, qui reçoivent la seconde impression dans l'estomac. C'est donc avec raison que la mélisse occupe le premier rang dans la liste des remèdes céphaliques et antiparalytiques. On prescrit les feuilles en infusion théiforme. Ce remède est utile, non seulement dans la faiblesse et dans la paralysie, mais encore dans les palpitations spasmodiques du cœur, dans les migraines nerveuses et dans cet état de langueur qui accompagne les affections hystériques et hypocondriaques. La mélisse entre dans la composition d’un remède fameux connu sous le nom d’eau de mélisse composée ou eau des Carmes. On la prescrit à la dose de quinze ou vingt gouttes, dans un véhicule convenable, pour les cas pressants de syncope ou de suffocation hystérique.

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