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Mélisse des Pyrénées

Melissa pyrenaïca. Willd. Sp. pL., III, 148.

Horminum pyrenaïcum. Lin.

Tige nue. Fleurs verticillées. Feuilles oblongues, bordées de dents obtuses. Vivace.

Cette plante croît dans les montagnes des Basses-Pyrénées. Je l'ai trouvée dans les vallées d'Aspe et d'Ossau. Elle fleurit pendant l'été.

DIDYNAMIE ANGIOSPERMIE

La didynamie angiospermie de Linné comprend beaucoup plus de genres que la gymnospermie, mais la plupart de ces genres sont étrangers à l'Europe et je n'en ai relevé que quinze dans le département des Basses-Pyrénées. Il s’en faut bien que les rapports entre les plantes de cet ordre soient aussi nombreux qu'entre celles du premier. Aussi les botanistes, qui n'ont pu diviser la gymnospermie, ont-ils trouvé dans l'angiospermie des caractères suffisants pour en former plusieurs familles, dont les principales sont : les personées, les acanthacées, les orobanchées, les rhinanthacées et les pyrenacées. On peut consulter pour les détails les ouvrages de Jussieu, de Lamarck et de de Candolle. Nous ferons seulement remarquer que la famille des personées avait été établie par Tournefort sur la considération de la corolle monopétale irréoulière, divisée en deux lèvres serrées qui par leur renflement imitent un peu la gueule d'un veau ou la bouche d'un masque. Les clandestines et les mufliers ont des fleurs personées, mais l’acanthe, les digitales et les scrofulaires les ont bien différentes ; la sibthorpie, l'érine et le vitet en sont encore plus éloignés, et les autres tiennent le milieu entre les fleurs labiées et les personées. Dans la plupart des plantes de l'angiospermie les quatre étamines sont à peu près de la même longueur, et dans plusieurs genres les anthères sont réunies entre elles avec adhérence (1).

1, — Ilest vrai que les plantes composant l’angiospermie n'offrent aucun caractère qui permette à lui seul de les déterminer. Il y a cependant entre elles une analogie qui les retient dans le même groupe, quel que soit le mode de classification

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Enfin comme les plantes de cet ordre sont très différentes entr'elles par leur structure, on ne doit pas s'attendre à trouver dans leurs différentes parties des principes communs, des matières semblables, et il serait absurde d'avancer quelques vues générales sur leurs propriétés médicinales.

OROBANCHE (1). Calice bifide, quadrifide ou quinquéfide. Corolle tubulée, irrégulière, terminée par deux lèvres. Capsule uniloculaire, bivalve,

polysperme. Une glande sous la base du germe.

Orobanche majeure. Dec. FL. FR., III, 488.

Orobanche major. Willd. Sp. pL., II, 347.

Tige très simple. Corolle quadrifide enflée. Étamines glabres inférieurement. Style velu supérieurement. Stigmate bilobé ; lobes

écartés.

Cette plante, parasite et sans feuilles, a sa tige renflée à la base en forme de bulbe, jaune et couverte d'écailles. Elle est ensuite d’un brun jaunâtre ou purpurine, velue et garnie d’écailles éparses, lancéolées, sèches, d’un brun noirâtre. Elle s'élève jusqu’au dela de deux pieds dans certains lieux et n’a que six ou sept pouces de hauteur dans quelques autres. Les fleurs sont disposées en épi qui occupe au moins la moitié de la tige. La corolle est grande, ouverte, velue, d'une couleur triste purpurine ou roussâtre ; elle se dessèche promptement. Les étamines, plus courtes que la lèvre supérieure, se montrent au dessus de l'inférieure. On trouve cette plante dans nos cantons, ordinairement implantée sur les racines du spartium scoparium ; dans les endroits où cette dernière plante ne se trouve pas, elle est fixée sur d’autres plantes légumineuses. Les auteurs qui ont donné le nom d’orobanche aux plantes de ce genre avaient sans doute remarqué qu’elles étaient implantées sur l’orobe et que l'orobe en était étouffé.

ACANTHE (2). Calice composé de deux folioles bifides. La corolle n'a que la lèvre inférieure trilobée. Capsule biloculaire.

Acanthe brancursine. DICT. BOT., n° 1.

adopté. La corolle n’a pas toujours la même irrégularité, mais elle est toujours irrégulière ; les étamines sont au nombre de quatre, mais il y a entre elles une différence de longueur plus ou moins sensible, ou bien on trouve quelque vestige d’une cinquième étamine qui ne s’est pas développée ; enfin le fruit est une capsule à deux loges, sauf chez le gattilier, qui d’ailleurs se rapproche plus des labiées que des scrofulariées. C’est donc l’ensemble des caractères qui permet d’attribuer à la même classe les plantes de l’angiospermie, et cela offre plus de garanties que lorsqu'il faut se déterminer par un caractère unique, même très apparent.

1. — 0po6os, orobe ; &yyw, j'étrangle. Parasite sur la racine de l’orobe et autres légumineuses.

2. — ax, pointe ; &y0os, fleur. Plante épineuse ; notre espèce ne l’est pas.

Brancursine, branca ursina, patte d’ours.

Acanthus mollis. Willd. Sp. pL., III, 307.

Feuilles sinuées et sans épines. Vivace.

Cette plante, originaire d'Italie, est cultivée dans nos jardins pour les usages de la médecine. Ses feuilles, remarquables par leur grandeur, par leur mollesse et par la netteté de leur surface, ont toujours paru dignes d’être imitées pour les ornements de la sculpture et de l'architecture.

Et nobis idem Alcimedon duo pocula fecit, Et molli circum est ansas amplexus acantho.

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