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La corolle rappelle un mufle

Antirrhinum, de avx!, à l’égal de, Gs, prvds, nez. Ou bien &v0oc, fleur. Fleur en nez. Il faudrait alors écrire : anthirhinum. Le nom de linaire a été attribué à certaines

espèces dont les feuilles ressemblent à celles du lin. Elles ressemblent encore plus aux feuilles d’une euphorbe, mais elles ne sont pas laiteuses.

« Esula lactescit ; sine lacte linaria crescil. »

Dans le muflier couché les fleurs sont jaunes ; dans la linaire des Pyrénées l’éperon citrin est marqué de stries d'un vert noirâtre ; dans notre muflier des Basses-Pyrénées le corps antérieur de la corolle et l'éperon, également jaunes, sont-relevés par des nervures colorées en vert ou en pourpre noirâtre. Toutes les tiges sont glabres dans la partie feuillée et garnies de poils dans la partie qui soutient l'épi. Les feuilles, au nombre de quatre ou cinq dans les verticilles inférieurs, éparses vers le milieu, sont linéaires-lancéolées, glabres, d’un vert glauque et un peu charnues. Les fleurs forment un épi lâche au sommet de la tige. La foliole calicinale moyenne est plus longue que les autres. La corolle est d'un jaune pâle, le palais d'un jaune plus vif ou orangé. L'éperon est long, subulé, droit ou un peu courbé, La variété que nous avons mentionnée sous le nom de muflier des Basses-Pyrénées est très commune dans nos montagnes ; on la trouve très fréquemment sur les bords des gaves de Pau, d'Oloron et d'Ossau et sur les murailles des communes voisines de ces rivières. Les tiges sont droites ou un peu couchées à la base. Les poils de la tige ne m'ont point paru articulés. Elle fleurit pendant l'été.

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