Muflier des Alpes. DIcT. BOT., n
Antirrhinum alpinum. Willd. Sp. PL., III, 248. Feuilles quaternées, linéaires-lancéolées, d'un vert glauque. Tige diffuse. Fleurs bleues disposées en grappe terminale. Bisannuelle.
Cette plante, remarquable par la couleur bleue ou purpurine de ses fleurs avec le palais d’un jaune orangé et quelquefois blanc, est très commune dans nos montagnes. On la trouve aussi très fréquemment sur les bords des gaves. Elle fleurit pendant l'été.
6. Muflier à feuilles d'origan. DiCT. BOT., n° 37. Antirrhinum origanifolium. Willd. Sp. p., II, 250. Feuilles obovales, opposées ; les florales alternes. Tige ascendante et pubescente. Calice droit. Annuelle.
Cette plante varie beaucoup dans son port et dans son feuillage. Les tiges sont divisées à la base en plusieurs rameaux diffus, cylindriques et velus, simples ou rameux, longs de cinq ou six pouces. Les feuilles, tantôt semblables à celles de l'origan, tantôt à celles du serpolet, sont ovales, un peu obtuses, un peu épaisses, rétrécies en pétiole, souvent glabres, quelquefois velues, très entières, souvent pourprées en dessous. La corolle d'un bleu clair ou purpurine, une fois plus longue que le calice, est découpée en cinq lobes à peu près égaux et échancrés : deux pour la lèvre supérieure rayée, trois pour l’inférieure dont le palais est jaunâtre et ne ferme pas tout à fait l'entrée. La face antérieure de la corolle est plissée longitudinalement et l'éperon, un peu rétréci à la base et au sommet, est de moitié moins long que la corolle, droit ou un peu fléchi. Les divisions calicinales, droites et très velues, sont plus courtes de moitié que le corps de la corolle. La capsule est à peu près globuleuse, velue et tout à fait couverte par le calice. Les semences sont chagrinées. Elle est très commune dans la plupart de nos cantons. On la trouve sur les rochers et sur les murs. Elle fleurit pendant l'été.