Sisymbre de Loësel. DicT. BOT., n
Sisymbrium Loëselii. Willd. Sp. pL., III, 503. Feuilles roncinées, aiguës, plus ou moins garnies de poils courts. Tige hérissée de poils rudes, horizontaux ou inclinés vers la base. Annuelle.
La tige rameuse, hérissée de poils durs souvent recourbés, quelquefois glabres, s’élève jusqu’à trois décimètres. Les feuilles radicales, étalées en rosette, ont jusqu’au delà de deux décimètres de longueur. Leurs découpures sont triangulaires, comme hastées, dentées et fortement inclinées vers la base. Les inférieures, plus petites et plus écartées, sont distinctes. La côte est plus velue que les deux surfaces, où les poils sont durs, courts et peu apparents. Les rameaux sont plus velus que la tige. La silique est subulée, légèrement tétragone, velue, droite, souvent écartée de la tige par la courbure du pédoncule, qui n’a que le tiers de sa longueur. Les valves sont plus courtes que la cloison, qui forme une petite corne au sommet. Leur
longueur est plus souvent au dessous qu’au dessus de six lignes, ce qui ne s'accorde point avec les auteurs, qui leur donnent environ deux pouces de longueur.
Cette plante est très commune dans nos vallées d’Aspe et d'Ossau. On la trouve aussi sur les bords des trois gaves, aux environs de Pau, d’Oloron, etc. Elle fleurit depuis le milieu du printemps jusqu’au milieu de l'automne.