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CLASSE XVI

MONADELPHIE"

PENTANDRIE

GRENADILLE, passiflora. Trois pistils. Fruit pédicellé. Calice divisé en cinq parties. Cinq pétales insérés sur le calice. Nectaire en forme de couronne, découpé en filaments.

ERODIUM, erodium. Un seul pistil. Cinq capsules monospermes, insérées à la base du réceptacle prolongé en bec. Calice à cinq folioles. Cinq pétales insérés sur le calice. Dix filaments inégaux, soudés par la base ; les cinq alternes pourvus d’anthères.

1. — La monadelphie et les deux classes suivantes, diadelphie et polyadelphie, reposent sur un caractère sans grande valeur. Chez les malvacées seulement la soudure des étamines en un seul faisceau offre un trait vraiment remarquable, propre à un ensemble de plantes qui sont réunies par d’autres analogies. Chez les géraniacées la soudure est incomplète. Quant à la grenadille, elle n'appartient pas réellement à la flore des Basses- Pyrénées. On ne la trouve que dans quelques jardins. D'ailleurs ce n’est pas seulement dans ces trois classes qu'on trouve des étamines soudées, soit entr'elles soit avec la corolle. Dans la plupart des gamopétales les étamines sont soudées avec la corolle dont elles se détachent souvent très loin de la base. Dans les composées, les filets sont libres, mais les anthères sont soudées. Même dans les fleurs où les étamines sont entièrement libres il est facile de constater la connexion initiale entr'elles et les pétales. Quand on observe, par exemple, un pavot à fleurs doubles, on remarque des organes qui ne sont plus tout à fait des étamines et qui ne sont pas encore des pétales : ce qui reste de l’anthère se détache du pétale vers le milieu de son limbe ; il y a comme une bifurcation de l’étamine, dont une branche se termine en anthère tandis que l’autre s'épanouit en pétale. Cependant les géraniacées, dans une classification naturelle, restent voisines des malvacées, parce que les deux familles offrent d'autres ressemblances, notamment la disposition des capsules en verticille autour d’un réceptacle commun.

— 531 — MONADELPHIE — POLYANDRIE

HEPTANDRIE

PELARGON, pelargonium. Un seul pistil. Cinq capsules monospermes insérées à la base du réceptacle élevé en forme de bec. Calice divisé en cinq parties. Cinq pétales inégaux.

DÉCANDRIE

GÉRANIUM, géranium. Un seul pistil. Cinq capsules monospermes insérées à la base du réceptacle élevé en forme de bec. Calice divisé en cinq parties. Cinq pétales inégaux.

POLYANDRIE

Plantes malyacees.

MAUVE, malva. Plusieurs pistils. Calice double : l'extérieur à trois folioles ; l'intérieur à cinq divisions. Capsules monospermes disposées circulairement, ne s’ouvrant point d’elles-mêmes.

GUIMAUVE, althæa. Plusieurs pistils. Calice double : l'extérieur à six ou neuf folioles. Capsules monospermes disposées circulairement.

HIBISQUE, hibiscus. Un seul pistil. Calice double : l'extérieur à huit folioles. Capsule à cinq loges polyspermes.

GRENADILLE (1). Calice découpé en cinq parties colorées. Cinq pétales insérés sur le calice. Nectaire en forme de couronne filamenteuse. Fruit pédicellé.

Grenadille bleue. DIcT. BOT., n° 33.

Passiflora cœrulea. Willd. Sp. p., III, 623.

Feuilles palmées à cinq lobes très entiers. Pétioles glanduleux. Involucre triphylle très entier. Filets de la couronne plus courts que la corolle.

Arbrisseau sarmenteux et grimpant, originaire du Brésil, cultivé dans nos jardins et destiné à tapisser les murs ou à garnir des treillages. Les fleurs ont une forme singulière et les personnes pieuses ont cru y reconnaître les attributs de la Passion. En effet, les étamines réunies par leurs bases sont semblables à des marteaux ; les pistils ont la forme de trois petits clous et la couronne d’épines est assez bien représentée par le nectaire, composé d’un triple rang de filets colorés en bleu, en blanc et en violet. Mais au lieu du fiel et du vinaigre on trouve entre le pistil et la couronne un suc mielleux d'un goût exquis.

ÉRODIUM (2). Calice à cinq folioles. Cinq pétales. Cinq filaments stériles placés alternement entre ceux qui portent les anthères. Une glande mellifère à la base de chaque étamine. Cinq capsules monospermes, insérées à la base du réceptacle allongé en forme de bec ; chaque capsule terminée par une ariste, velue intérieurement, qui se détache de l’axe en se roulant en spirale dans la maturité.

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