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Fumeterre bulbeuse

Fumaria bulbosa. Willd. SP. pL., III, 860.

Corydalis tubéreuse. Dec. FL. FR., IV, 637.

Tige simple. Grappe terminale. Bractées lancéolées, plus courtes que le pédoncule. Éperon de la fleur subulé, recourbé. Feuilles trilobées. Racine tubéreuse.

J'ai trouvé cette plante dans les pâturages de Brousset dépendants de la vallée d'Ossau. Elle fleurit au commencement de l'été. |

POLYGALA (2). Calice composé de cinq folioles, dont deux plus grandes en forme d’ailes et colorées. Capsule obcordiforme, biloculaire.

Polygala vulgaire. Dicr. BOT., n° 1.

Polygala vulgaris. Willd. Sr. pL., III, 873.

Lobe inférieur de la corolle terminé par une houppe. Fleurs en épi. Ailes du calice à trois nervures et de la longueur de la corolle. Tiges inclinées. Feuilles linéaires-lancéolées, un peu aiguës. Vivace.

1. — On l’enterre par le labour et elle sert de fumier. Cela peut expliquer le nom français. Mais le nom latin rappelle une idée de fumée, fumus, d'autant plus que le nom grec était xarvos, qui a le même sens. Peut-être avait-on coutume de la brûler.

2. — 7019, beaucoup ; y&ha, lait. Les vaches et les brebis qui en mangent ont beaucoup de lait.

— 545 — DIADELPHIE — DÉCANDRIE

a. Fleurs bleues.

b. Fleurs pourprées.

c. Fleurs rouges.

d. Fleurs blanches.

Les fleurs du polygala vulgaris, toujours vivement colorées et disposées en grappe simple, sont assez semblables à de petits oiseaux, dont les ailes sont représentées par les deux plus grandes feuilles du calice, qui sont colorées, ovoides, aiguës, presqu’aussi longues que la corolle et légèrement réticulées vers les deux bords. Le pédoncule, court et recourbé, imite le bec, et les pieds sont représentés par les découpures du pétale inférieur en forme de pinceau. Le corps est composé de trois pétales, dont les onglets réunis forment un tube qui enveloppe les organes sexuels. Les étamines et le stigmate sont logés dans un petit renflement du pétale inférieur, au dessous des découpures du limbe. Les filaments, réunis en deux corps, sont insérés sur la surface inférieure de ce renflement, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, chacun d’eux portant quatre anthères jaunes qui embrassent le stigmate surmonté d’un petit coqueluchon membraneux, ovale et aigu. Les deux pétales supérieurs, couchés l’un sur l’autre, ferment en dessus le tube imparfait formé par le roulement du pétale inférieur, et les deux limbes libres, imitant la queue de l'oiseau, font paraître la corolle bilabiée. Les tiges, longues d’un à deux ou trois centimètres, sont ordinairement couchées à la base ou plus ou moins inclinées. Les feuilles sont toujours éparses, glabres, lancéolées ou lancéolées-linéaires, aiguës.

Cette plante est extrêmement commune dans plusieurs cantons du département. On la trouve, avec toutes ses variétés de couleur, dans les prairies et dans les pâturages arides, dans les bois, sur les berges des fossés, aux environs de Pau et de Morlaàs. Elle fleurit depuis la fin d'avril jusqu'au mois de septembre. Je n'ai jamais rencontré un individu qui pût être rapporté au polygala amara ou au polygala monspeliensis, regardés par plusieurs auteurs comme des variétés du polygala vulgaris.

-Les bestiaux préfèrent cette plante à la plupart des autres, et les anciens, ayant remarqué que les vaches et les brebis qui la trouvaient en abondance dans les pâturages avaient leurs mamelles plus pleines, lui donnèrent le nom de polygala, composé de l'adjectif adverbial &oX9, beaucoup, et du substantif yA«, lait.

Comme le polygala vulgaris ne diffère pas beaucoup, même par la saveur amère, du polygala amara recommandé comme tonique dans la phtisie catarrhale, je l’ai souvent employé dans cette maladie et je pourrais citer quelques exemples dans lesquels il m'a paru concourir à la guérison, même lorsque la fièvre et la maigreur semblaient annoncer une destruction prochaine.

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