‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 795 sur 1213 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il résulte des observations contenues dans ce mémoire :.

1° Que dans l'état actuel de la population il serait impossible d'entreprendre de nouvelles extirpations sans négliger les terres cultivées.

2° Que la perfection de l’agriculture, la multiplication des familles et l’accroissement progressif de la population dans les campagnes doivent être les résultats de la division des grandes propriétés, soit par leur distribution en plusieurs corps de ferme, soit par le partage des successions ab intestat, soit par la vente d'une partie des landes et autres biens communaux.

3° Que le sol des Basses-Pyrénées, presque partout stérilisé par l’abondance d’une terre dominante, ne saurait être fertilisé que par l’addition des terres qui ne s’y trouvent qu’en trop petite proportion ; mais qu’on pourrait utiliser l'argile pour l'amélioration de. terres humeuses et le sable pur pour les terres argileuses avec un mélange d’humus et de chaux.

4° Que l'industrie agricole et l'industrie pastorale sont les deux principales branches de la richesse du département et que tout ce qui tend à favoriser l’une aux dépens de l’autre est essentiellement mauvais.

5° Que les bestiaux ne sauraient prospérer sans pâturages communs et que la question relative au défrichement des landes ne saurait être décidée si l’on ne connait les proportions qui doivent exister entre les pâturages de la plaine et ceux de nos montagnes, entre les pâturages communs et l'étendue des labourables dans chaque commune.

6° Que les fumiers préparés avec la dépouille des landes et des touyas sont imparfaits et qu'il serait facile de faire disparaître les vices de leur composition en substituant la terre ‘à l’ajonc, aux bruyères et aux fougères qui ne sont bonnes qu’à être brülées (Urenda filix. Horace. Sat. 3, lib. I.).

7° Que les touyas, devenus inutiles sous le rapport des fumiers, pourraient être facilement convertis en labourables ou en prairies artificielles, ce qui favoriserait en même temps le développement de l’industrie agricole et de l’industrie pastorale.

ONONIS (1). Calice divisé en cinq parties linéaires. Etendard strié par des lignes colorées. Gousse enflée, sessile. Filaments réunis sans aucune fente.

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