‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 855 sur 1213 · POLYGAMIE ÉGALE · texte numérisé non relu

POLYGAMIE ÉGALE

Fleurs semi-flosculeuses.

CHICORÉE, cichorium. Réceptacle subpaléacé. Aigrette subquinquédentée. Calice caliculé.

ANDRYALE, andryala. Réceptacle velu. Calice partagé en plusieurs divisions égales. Aigrette pileuse, sessile.

PORCELLE, hypochæris. Réceptacle paléacé. Aigrette plumeuse. Calice imbriqué.

1. — Il n’y a pas de classe plus nettement circonscrite que la syngénésie : toutes les plantes qui la composent offrent un grand nombre de caractères communs et ne diffèrent que par des détails d’ordre secondaire. Aussi a-t-on pu en faire une famille, la plus naturelle et la plus nombreuse de toutes, la famille des composées. Ce nom de composées rappelle l’inflorescence en capitule, ce qui est un caractère à la fois important et apparent. Tout le monde, en effet, reconnaît une composée à première vue et, sauf de très rares exceptions, on ne risque pas d’être trompé par l'apparence. Il n'y a guère que la cardère, la scabieuse, la jasione, l’armérie et la globulaire que leur inflorescence puisse faire prendre au premier abord pour des composées, dont elles n’ont pas les autres caractères. Le nom de syngénésie fait allusion à la soudure des anthères. D'ailleurs la famille est souvent désignée aussi sous le nom de synanthérées, mais ce caractère est d’une constatation plus difficile et il est sans grande importance. :

La subdivision des composées a été établie par Tournefort d’une façon à peu près définitive : flosculeuses, semi-flosculeuses et radiées. Linné l’a conservée, tout en la compliquant inutilement. Sa distinction en polygamie égale, superflue, inutile, nécessaire et séparée ne répond à aucun besoin,

D’autres subdivisions seraient utiles pour le classement des genres, qui sont extrémement nombreux dans cette famille, On tire de bonnes indications du calice, qui

= 07 — | SYNGÉNÉSIE — POLYGAMIE ÉGALE

SALSIFIS, tragopogon. Réceptacle nu. Aïgrette plumeuse, pédiculée. Calice simple.

SCORZONÈRE, scorzonera. Réceptacle nu. Aigrette plumeuse, pédiculée. Calice imbriqué, à bords scarieux. .

PICRIDE, picris. Réceptacle nu. Aïgrette plumeuse. Calice caliculé.

CRÉPIDE, crepis. Réceptacle nu. Aïgrette pileuse. Calice caliculé. Écailles dimorphes.

PRENANTÉHE, prenanthes. Réceptacle nu. Aigrette pileuse. Calice caliculé, subquinquéflore.

LAITUE, lactuca. Réceptacle nu. Aigrette pileuse, pédiculée. Calice imbrique, à bords scarieux.

PISSENLIT, taraxacum. Réceptacle nu. Calice imbriqué. Écailles intérieures parallèles, égales. Aigrette capillaire, pédiculée.

LIONDENT, leontodon. Réceptacle nu. Calice imbriqué. Écailles intérieures parallèles, égales. Aigrette plumeuse, sessile.

(Nous adoptons la division du leontodon en deux genres, à l’imitation de Haller et de Lamarck.)

ÉPERVIÈRE, hieracium. Réceptacle nu. Aigrette pileuse, sessile. Calice imbriqué, ovale.

LAITRON, sonchus. Réceptacle nu. Aigrette pileuse, sessile. Calice imbriqué, ventru.

LAMPSANE, lampsana. Réceptacle nu. Aigrette nulle. Calice caliculé.

HYOSÉRIDE, hyoseris. Réceptacle nu. Aigrette couronnée par un petit calice. Calice subégal.

est le plus souvent réduit aux nervures sous la forme d’une aigrette, Cette aigrette peut être paléacée, sétacée, en couronne membraneuse, ou nulle. Le réceptacle peut être lui-même alvéolé, paléacé, sétacé ou nu, ce qui correspond à l'existence et aux diverses, modalités des bractées. La corolle, suivant qu’elle est tubuleuse ou ligulée, a servi à séparer les flosculeuses des semi-flosculeuses et des radiées, mais les étamines ne fournissent pas d'autre indication que leur soudure, ce qui est un trait commun à toute la famille. Enfin le fruit est toujours un achaine. On trouvera aussi des caractères à utiliser dans l’involucre qui semble jouer le rôle d’un calice commun en remplacement des calices individuels réduits à l’état de soies.

Il est à remarquer que, dans nos pays au moins, presqu’aucune composée n’est arborescente.

Bien que la famille des composées soit contenue dans des limites très précises, elle offre quelques analogies avec d’autres familles : les valérianes ont également le fruit composé d’un achaine couronné par une aigrette ; dans les campanulacées, la jasione et la raiponce offrent à peu près la même inflorescence et les dipsacées ne diffèrent essentiellement que par les étamines libres. L’armérie. et la globulaire n'ont de commun avec les composées que le mode d’inflorescence.

Fleurs en tête. (C'est-à-dire dont les fleurons forment dans leur ensemble une tête arrondie ou convexe au sommet de chaque fleur.)

CARLINE, carlina. Calice radié, c’est-à-dire dont les écailles sont ouvertes

en forme de rayons colorés.

BARDANE, arctium. Calice dont les écailles sont recourbées au sommet en forme d’hameçon.

CARTHAME, carthamus. Calice squarreux. Écailles foliacées.

ARTICHAUT, cynara. Calice squarreux pendant la floraison.

QUENOUILLE, cnicus. Calice environné de bractées.

CHARDON, carduus. Calice ventru. Écailles épineuses. Réceptacle pileux. Aigrette à poils simples.

CIRSE, cirsium. Comme le chardon, sauf l’aigrette, qui est a poils plumeux.

ONOPORDE, onopordum. Réceptacle alvéolé. Aigrette capillaire. Calice imbriqué. Ecailles mucronées.

SARRÈTE, serratula. Calice subcylindrique, imbriqué. Écailles aiguës, mutiques.

RHAPONTIC, rhaponticum. Calice globuleux, imbriqué. Écailles pennatifides, ciliées.

Fleurs en disque. (C'est-à-dire dont les fleurons forment dans leur ensemble une surface plane au sommet de chaque fleur.)

CACALIE, cacalia. Réceptacle nu. Aigrette pileuse. Calice caliculé.

EUPATOIRE, eupatorium. Réceptacle nu. Aigrette plumeuse. Calice imbriqué. Pistil très long.

BIDENT, bidens. Réceptacle paléacé. Aïgrette en forme d'ariste. Calice, imbriqué.

POLTOGAMIE SUEERP LUE

Fleurs en disque.

ARMOISE, artemisia. Réceptacle à peu près nu. Aigrette nulle. Fleurs de la circonférence sans corolle.

TANAISIE, tanacetum. Réceptacle nu. Aigrette en forme de petit rebord membraneux. Corolles du rayon trifides.

CONYZE, conyza. Réceptacle nu. Aigrette pileuse. Corolles du rayon trifides.

GNAPHALE, gnaphalium. Réceptacle nu. Aigrette plumeuse. Calice scarieux. Ecailles concaves.

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IMMORTELLE, xeranthemum. Réceptacle paléacé. Aigrette subsétacée. Calice scarieux, à rayons épanouis.

Fleurs radiées.

PAQUERETTE, bellis. Réceptacle nu. Aigrette nulle. Calice simple. Écailles égales.

MATRICAIRE, matricaria. Réceptacle nu. Aigrette nulle. Écailles inférieures du calice scarieuses.

CHRYSANTHÈME, chrysanthemum. Réceptacle nu. Aigrette nulle. Calice hémisphérique, imbriqué, composé d’écailles scarieuses sur les bords.

PYRÈTRE, pyrethrum. Réceptacle nu. Aigrette à rebord membraneux. Calice hémisphérique imbriqué. Écaïlles un peu aiguës et scarieuses sur les bords.

ARNIQUE, arnica. Réceptacle nu. Aïgrette pileuse. Corolles du rayon portant cinq filaments sans anthères.

INULE, inula. Réceptacle nu. Aigrette pileuse. Anthères terminées à la base par deux filets.

VERGERETTE, erigeron. Réceptacle nu. Aigrette pileuse. Corolles du rayon . très étroites, presque capillaires.

SOLIDAGE, solidago. Réceptacle nu. Aigrette pileuse. Corolles du rayon, environ six, éloignées.

SÉNEÇON, senecio. Réceptacle nu. Aigrette pileuse. Écailles du calice colorées au sommet.

TUSSILAGE, tussilago. Réceptacle nu. Aïgrette pileuse. Écailles calicinales presque membraneuses.

ASTÈRE, aster. Réceptacle nu. Aigrette pileuse. Calice subsquarreux.

CAMOMILLE, anthemis. Réceptacle paléacé. Aigrette nulle. Calice hémisphérique.

ACHILLÉE, achillea. Réceptacle paléacé. Aigrette nulle. Calice oblong. Rayon subquinquéflore.

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