Scorzonère humble. Dec. FL. FR., IV
Scorzonère nerveuse. DICT. BOT., n° 15.
Scorzonnera humilis. Willd. Sp. PL., III, 1490. Feuilles radicales lancéolées, nerveuses, pliées en gouttiere. Tige presque nue et subuniflore. ivace.
a. Scorzonnera austriaca. Willd. Sp. PL., II, 1498.
Tige droite, cannelée, fistuleuse, souvent simple et nue, quelquefois rameuse et dichotome avec une feuille à la base du rameau, s'élevant jusqu'au delà d'un pied. Feuilles radicales, lancéolées, entières, nerveuses, pliées en carène, rétrécies en pétiole, semblables à celles du plantain lancéolé ; les raméales sessiles, linéaires, subulées sans roideur. Fleur d'un jaune pâle, semi-flosculeuse, terminant la tige et les rameaux lorsqu'il s'en trouve. Calice composé d'écailles imbriquées, scarieuses sur les bords, souvent garnies d'un duvet cotonneux qui s'étend sur la partie supérieure de la tige. Aigrette sessile, plumeuse, du milieu de laquelle s'élèvent cinq ou six filets sétacés. Semences oblongues, striées en long, creusées à la base, attachées au réceptacle par un filet très court qui demeure ordinairement fixé aux semences après leur chute.
Cette plante croit en abondance dans les marais et dans les prairies humides de l'arrondissement de Pau. Elle fleurit pendant le mois de mai. Le calice se referme après la floraison et ne se rouvre que longtemps après pour répandre les graines. Elle a souvent les feuilles très étroites, la tige et le calice glabres, ce qui réduit à une simple variété le scorzonnera austriaca de Willdenow. Les racines de cette espèce ont les mêmes propriétés que celles de la suivante. Les cochons bouleversent les prairies pour les chercher.
1. — De l'italien scorza, écorce ; nera, noire. Ou de scurzon, vipère dans un dialecte
espagnol, parce que la racine ressemble à une vipère.
— 605 — SYNGÉNÉSIE — POLYGAMIE ÉGALE
2. Scorzonère d'Espagne. Dec. FL. FR., IV, 50. Scorzonnera hispanica. Wild. Sr. pL., III, 1400. Feuilles amplexicaules, entières, serrulées. Tige rameuse. Vivace.
Cette plante, originaire d'Espagne, est cultivée dans les jardins potagers. On en mange la racine apprêtée de différentes manières ; elle fournit un mets agréable et sain. La racine de scorzonère jouit d’une grande réputation comme sudorifique dans les maladies éruptives et dans les fièvres appelées malignes. Il est très avantageux pour les malades que les ignorants, qui regardent les sueurs forcées comme un moyen de guérison dans ces sortes de maladies, aient cette opinion de la racine de scorzonère, qui n’est point sudorifique et qui ne peut nuire, parce qu'ils emploieraient autrement des remèdes spiritueux ou aromatiques qui pourraient faire beaucoup de mal.
3. Scorzonère picroïde. Gouan. In horto. monsp., 406. Picridium commun. Dec. FL. FR., IV, 16.
Sonchus picroïdes. Willd. SP. pL., II], 1517. Laitron picroïde. DicT. BOT., n° 5. Picridium commun. Mutel. FL. FR., Il, 213.
Feuilles inférieures amplexicaules ; les inférieures roncinées. Pédoncules garnis d’écailles. Annuelle.
Tige droite, striée, peu ou point rameuse, feuillée inférieurement, se prolongeant en pédoncule uniflore garni d’une ou deux écailles, tordu dans la vieillesse ; s’élevant jusqu’au delà d’un pied. Feuilles inférieures roncinées ; les caulinaires amplexicaules, lancéolées et denticulées. Fleurs semi-flosculeuses, jaunes, solitaires et terminales. Calice composé d’écailles imbriquées, lâches, glabres, vertes au milieu, blanchâtres et scarieuses sur les bords. Réceptacle nu. Aigrette capillaire.
Cette plante croit dans la région supérieure des Pyrénées. Je l'ai trouvée dans la vallée d’Ossau, quartier de Brousset, et au Roumiga. Elle fleurit au commencement de l'été.
PICRIDE (1). Réceptacle nu. Calice double. Aïgrette plumeuse. Semences striées en travers.
Aigrette sessile.