loup; roùs, pied. Forme des feuilles
3. — Ros marinus. Cette plante habite les plages maritimes, où elle est souvent
couverte de rosée.
Elle est mentionnée par Ovide près des côteaux de l’'Hymette à l'endroit où Céphale
tua Procris :
Ros maris, et lauri, nigraque myrtus olent.
(Art d'aimer, Lib. m.)
EE MOr— DIANDRIE — MONOGYNIE
écuries pour purifier l’air ; mais comme la combustion absorbe l'oxygène, dégage de la plante brûlée du gaz hydrogène et produit du gaz acide carbonique, cette méthode est plus propre à gâter l'air atmosphérique qu’a le purifier. On sait qu'Hippocrate fit allumer des feux dans les places publiques d'Athènes pour arrêter les progrès de la peste et que cette maladie devint alors beaucoup plus meurtrière.
Le meilleur moyen d'obtenir un air pur dans les appartements des malades serait de placer sur les fenêtres ou sur les balcons exposés au soleil des arbustes cultivés en pot et d'entretenir un petit feu dans le foyer de la cheminée. |
Les feuilles et les fleurs du romarin sont très aromatiques. On les fait souvent bouillir dans l’eau ou dans le vin pour faire des lotions ou pour en recevoir la vapeur sur les membres paralytiques, sur des parties affectées de douleurs rhumatismales ou d’enflures œdémateuses ; mais comme l'évaporation des surfaces humectées produit un refroidissement considérable et que la sensation du froid aggrave beaucoup ces maladies, les liniments aromatiques huileux méritent la préférence sur toute sorte de fomentations et de vapeurs aqueuses.
On prépare l’eau de la reine de Hongrie par la distillation aqueuse des fleurs de romarin.
Les tiges fleuries de cette plante mériteraient d'être employées comme un excellent résolutif dans la toux opiniätre et sèche qui fatigue pendant long-
” temps les malades à la suite d'un rhume prolongé. La toux parait dépendre
alors de quelques couches de matière catarrheuse épaissie qui irrite les poumons, qui résiste aux mouvements réglés de la circulation et qui paraît exiger un degré de chaleur supérieur à 33 degrés pour se dissoudre. Une fièvre artificielle paraît être un excellent moyen curatif en pareil cas ; or, les substances aromatiques ont le pouvoir de la produire et de détruire la cause d’une infirmité qui tourmente les personnes avancées en âge pendant l'hiver et une partie du printemps, qui s'aggrave par l'usage des sirops, du lait et des tisanes adoucissantes. C’est donc avec raison que Pline assure que le romarin est utile avec le miel contre la toux. (Hist. nat., lib. XXIV, cap. 2.)
SAUGE (1). Corolle bilabiée. Lèvre supérieure courbée en faucille. Filaments des étamines attachés transversalement sur un pédicule particulier. Quatre semences.