‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 957 sur 1213 · Ophrys abeille. Mutel. FL. FR., III · texte numérisé non relu

Ophrys abeille. Mutel. FL. FR., III

Ophrys apifera. Willd. Sp. pL., IV, 66. La Peyr. FL. DES Pyr.

Bulbes arrondies. Tige droite, feuillée, longue de six à huit pouces. Feuilles lancéolées, vaginales, pliées en carène. Fleurs en épi terminal, pauciflore, trois ou quatre fleurs. Trois pétales extérieurs ovales, lancéolés, colorés en rouge purpurin, très ouverts et un peu rejetés en arrière ; deux intérieurs, herbacés, velus, ovales, un peu auriculés et un peu hastés à la base, ayant les bords latéraux repliés en dessous, n’atteignant ni la moitié de la largeur ni le quart de la longueur des pétales extérieurs. Nectaire ou pétale inférieur pendant, d'un pourpre foncé ou noirâtre, orné à la base d’une figure qui imite le petit collet des prêtres, dessiné par une ligne jaune qui descend d’une protubérance brune placée de chaque côté à l'entrée d’une large concavité commune au pistil et à la base du nectaire, se divise ensuite en deux lignes dont les deux intérieures se réunissent en ovale et les extérieures, descendant jusqu'au milieu de la lèvre, se replient à peu près à angle droit l’une vers l'autre et se réunissent au milieu d'une échancrure. La lèvre ainsi dessinée, glabre au milieu de sa surface, se divise d’abord en trois lobes profonds : deux latéraux, très velus, triangulaires, repliés en dessous, imitant les pattes d'une abeille ; un intermédiaire paraissant arrondi et très obtus parce que ses bords, courbés en dessous et velus, ne se montrent point ; mais si on les examine en dessous on voit le bord inférieur assez profondément découpé en trois lobes verdâtres : deux latéraux, larges et subdentés, et un terminal, plus allongé, plus étroit, terminé en pointe obtuse. Indépendamment des couleurs dont nous avons parlé, une ligne purpurine traverse la concavité qui est entre le nectaire et le pistil, et il y a un trait de la même couleur sur le bord en dessus, vis-à-vis des deux tubercules en forme de cornes. On voit aussi deux points jaunes plus ou moins marqués sur la surface de la lèvre, au dessous de l’écusson, et un trait d'un jaune pâle, partant de l'aisselle de chaque lobe latéral, se porte inférieurement sur la surface pourprée de chaque côté. Les bractées sont un peu plus longues que le germe, sillonné, sexangulaire. Le pistil s'élève postérieurement, puis un peu obliquement en avant au dessus de la base du nectaire et continue avec elle. Sa concavité est terminée en haut par deux stigmates globuleux et contigus très apparents. Les étamines sont insérées sur les stigmates et renfermées dans deux loges creusées antérieurement sur le prolongement du pistil, qui se courbe et se recourbe ensuite en forme de bec.

J'ai trouvé cette plante en fleur, vers le commencement de juin, aux environs de Lembeye.

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ELLÉBORINE (1). Corolle ouverte, à six pétales, en comptant la lèvre du nectaire. Nectaire ovale, bossu. Lèvre ovale. Capsule inférieure, uniloculaire, trivalve, fenêtrée.

A). Bulbes fibreuses.

1. Helléborine à feuilles larges. FL. FR., 1108, vi. Serapias latifolia. LIN. MANT., 490.

Épipactis à larges feuilles. Dec. FL. FR., III, 250. Feuilles ovales, amplexicaules. Fleurs pendantes. Vivace.

Tige droite, cylindrique, feuillée, pubescente, s’élevant jusqu'à deux ou trois pieds. Feuilles alternes, nerveuses, glabres, nombreuses ; les inférieures amplexicaules, ovales, larges ; les moyennes sessiles, ovales-lancéolées ; les supérieures petites, réfléchies, servant de bractées. Fleurs herbacées, mêlées de pourpre, axillaires et solitaires, distinctement pédonculées et pendantes, disposées en longue grappe terminale. Six pétales ouverts : trois extérieurs verdâtres, ovales, acuminés ; trois intérieurs purpurins, placés dans les intervalles des premiers ; l’inférieur formant la lèvre du nectaire acuminée et réfléchie, portant deux tubercules ridés et contigus à la base. Nectaire concave, rempli d’un suc mielleux, formant en dessous une bosse semi-globuleuse, lisse, avec un petit sillon au milieu.

Cette plante croît dans les bois et autres lieux couverts ; on la trouve au

parc et dans les environs de Pau. Elle fleurit vers la fin de l'été.

2. Épipactis en glaive. Dec. FL. FR., II[, 250. Epipactis ensifolia. Willd. Sp. pL., IV, 85.

Feuilles lancéolées-acuminées, disposées sur deux rangs. Bractées très courtes. Fleurs droites. Pétale inférieur obtus, plus court que les autres. Germe glabre. Vivace.

Racine rameuse. Tige droite, feuillée, glabre, longue de trois à quatre décimètres, douze à seize pouces. Feuilles lancéolées, amplexicaules, nerveuses, glabres, disposées sur deux rangs jusqu'aux premières fleurs ; les inférieures sont plus larges, plus courtes et moins aiguës. Fleurs blanches, disposées en grappe terminale. Bractées beaucoup plus courtes que l'ovaire, même celles des fleurs inférieures dans tous les individus que j'ai observés. Germe glabre. Cinq pétales lancéolés ; la lèvre du nectaire, plus courte que les pétales et entière, est jaune en dedans et sa surface est sillonnée au milieu.

J'ai trouvé cette plante sur les coteaux de Jurançon et aux environs de

Thèze. Elle fleurit vers le milieu de mai.

B). Bulbes arrondies.

3. Helléborine à languette. FL. FR., 1108, vu. Serapias à languette. Dec. FL. FR., III, 256. Serapias lingua. Lin. sP., 1344.

Bulbes arrondies. Lèvre du nectaire trilobée, acuminée, glabre, plns longue que les pétales.

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