Ortie dioïque. FL. FR., 163, nl
Urtica dioïca. Lin. sP., 1396.
Feuilles cordiformes. Grappes géminées. Vivace.
Racine rampante, Tiges droites, carrées, à angles obtus, à faces canaliculées, garnies d’aiguillons piliformes, s'élevant jusqu'au delà de trois pieds. Feuilles opposées, pétiolées, cordiformes,
1. — Uro, je brûle. Les poils contiennent un suc brûlant. On a dit que l'ortie accompagne l’homme, qu’elle ne se trouve jamais dans les lieux inhabités. Ce serait un cas de domestication spontanée, aussi difficile à constater qu’à expliquer.
— 691 — MONŒCIE — TÉTRANDRIE
profondément dentées en scie, armées d’aiguillons piliformes, piquants, causant des éruptions cuisantes. Fleurs dioïques, apétales, disposées en grappes rameuses et pendantes, au nombre de deux à l’aisselle de chaque feuille dans la moitié supérieure de la tige. Calices mâles sessiles, quadrifides. Quatre étamines courbées en dessus avant la fécondation, se redressant avec force et jetant élastiquement la poussière fécondante. Corpuscule concave et pédiculé occupant le centre de la fleur. Calices femelles diphylles. Germe ovale, couronné par un stigmate en forme de petite houppe. Une semence ovale, lisse et luisante.
Cette plante est très commune dans les fossés, parmi les haies et dans les parties mal cultivées des jardins.'Elle fleurit pendant l'été. On n’en approche qu'avec précaution et on n’en parle qu'avec mépris. Cependant l’ortie dioïque est une bonne plante alimentaire et médicamenteuse. Les sommités de ses jeunes tiges entrent avec les autres plantes potagères dans la composition des bouillons et peuvent être mangées comme les épinards. Elles sont d’une très grande ressource pour la nourriture des oisons et des dindonneaux au printemps ; on les hache et on les saupoudre de farine de maïs pour les leur faire manger. Le suc d’ortie est un remède astringent qu’on peut prendre à la dose de deux à trois onces dans les hémorrhagies. L'urtication ou flagellation avec une poignée d’orties, agit à la manière de vésicatoires et ce moyen un peu cruel est souvent efficace pour la prompte guérison des douleurs rhumatismales et pour ranimer les membres paralytiques. L’utilité de l’ortie n'est pas bornée à ces différents objets : l'écorce des tiges peut être convertie en filasse et l’art est parvenu à faire du papier avec la pulpe de cette plante.
Fleurs monoïques. Feuilles opposées.