Mûrier noir
Morus nigra. Lin. sP.. 1308.
Feuilles rudes et cordiformes.
Arbre indigène de l'Europe, originaire d'Italie, cultivé à cause de ses fruits noirs, agréables et nourrissants, dont les Romains faisaient grand cas, comme il paraît d'un passage ironique d'Horace :
ille salubres /Æslates peragel qui nigris prandia moris Finiel, ante gravem quæ legerit arbore solem.
On prépare avec les mûres noires un sirop, regardé comme légèrement astringent, qui est prescrit en gargarisme dans les maux de gorge commençants et dans les affections ulcéreuses de la bouche. Dans les cantons où les müriers sont rares, on substitue aux fruits du mürier les fruits de la ronce frutescente et les propriétés du sirop sont à peu près les mêmes.
BUIS. Fleurs mâles : calice triphylle ; corolle dipétale ; rudiments d’un germe. Fleurs femelles : calice tétraphylle ; corolle tripétale ; capsule à trois pointes en forme de bec, triloculaire ; deux semences dans chaque loge.
Buis toujours vert.
Buxus sempervirens. LiN. sP., 1394.
Fleurs monoïques. Ligneuse.
a. Buis arborescent. Tige de douze à seize pieds ; feuilles ovalesoblongues.
b. Buis nain. Tige de quelques pouces ; feuilles ovoïdes.
Arbrisseau toujours vert, dont le bois est jaunâtre, pesant et compact ; très garni de rameaux opposés ; s'élevant jusqu'à seize pieds dans nos montagnes et retenu à quatre travers de doigt par la taille dans nos jardins. Feuilles opposées, oblongues, ovoides ou presque orbiculaires, très entières, obtuses et quelquefois échancrées,- lisses, luisantes, coriaces et persistantes, Fleurs ramassées en pelotons sessiles dans les aisselles des feuilles : les mâles ayant un calice à trois petites folioles intérieures, une corolle à deux pétales intérieurs et quatre étamines, dont les anthères sont ovales, sur quatre filaments insérés autour d'un petit corpuscule anguleux qui passe pour un germe imparfait. Fleurs femelles placées au milieu des pelotons, composées d'un calice à quatre petites folioles extérieures, d'une corolle à trois pétales et d'un germe obovale dont le sommet est divisé en trois cornes stigmatifères, ce qui lui donne la forme d’une marmite renversée.
Cet arbrisseau forme le fond verdoyant de nos montagnes. On le cultive
en bordure dans nos jardins. Il fleurit pendant le mois de mars. Un feuillage épais et très agréablement vert pendant toute l'année, une facilité de culture
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et une docilité peu commune pour se prêter à la taille, à toutes les formes et à toutes les grandeurs, le rendent précieux pour l’ornement des parterres.
BOULEAU. Fleurs mâles : calice monophylle, trifide, triflore ; corolle divisée en quatre parties. Fleurs femelles : calice monophylle, subtrifide, biflore ; semences garnies d’une aile membraneuse ; deux pistils.