‹ Flore des calcaires de CélasChapitre 29 sur 47 · PEN FIG · texte numérisé non relu

PEN FIG

DraGNosE. — R. foliis trifoliolatis, foliis lateralibus inœqualibus basi ; limbo fortiter dentato in oris, dentibus inoequabilibus numero, in uno alteroque latere. Folium desinit in auriculam acuminatam ad summum et tumescentem ad basim. E nervo proecipuo egrediuntur secundarii nervi, recte se conferrentes in dentes. Illi qui nascuntur in auricula superiore se flectunt juxta marginem arcuatim.

Cette espèce de Rhus à feuilles (trifoliolées ?) devait croître loin des eaux de Célas car elle ne nous est connue que par une foliole latérale,

La base trés inégale présente une gibbosité assez prononcée.

Les dents de forme ogivale sont en nombre inégal de chaque cóté, elles sont trés fortes et en général renflées. La feuille est terminée par un segment assez longuement acuminé présentant un renflement à la base, exagération de celui que nous observons sur les dents.

La nervure principale recourbée prés de son point d'insertion sur le pétiole émet des nervures secondaires qui se rendent aux dents ; celles qui naissent dans le lobe supérieur, se recourbent en forme d'arceau le long de la marge. Quant au réseau tertiaire peu visible sur l'empreinte il paraît être formé de mailles irrégulierement pentagonales plutôt allongées dans le sens des nervures secondaires.

Le Rhus radicans (Toxicodendron vulgare L.) de l'Amérique septentrionale présente les caractères que nous venons d'énumérer. On peut trouver quelques affinités beaucoup plus éloignées il est vrai avec le Rhus tomentosa L. et le Rhus aromalica Ait. Chez ceux-ci les dents sont beaucoup plus nombreuses, la base moins inégale et le lobe supérieur moins longuement acuminé.

C'està ces mêmes titres que le fossile de Célas s'éloigne du Rhus Pyrrhæ (1) Ung., deRadoboj, d'CEninguen (2) et des argiles de Marseille (inédit).

RHUS JUGLANDOGENE, Err.

Pr. XIV, Fic. 8.

ScuiuPER. — Traité de Paléontologie, vol. 111. pag. 276. SaporTA. — Études sur le Sud-Est, vol. 11, pag. 348, tab. XIII, fig. 2.

Trois petites folioles de Rhus couchées les unes sur les autres provenant des couches de calcaire gris semblent indiquer par leur situation méme la présence dans l'ancienne contrée d'un Rhus à folioles pinnées.

Nous le rapprochons plutôt du Rhus juglandogene Ett., que du Rhus prisca Ett. à cause de l'allongement très prononcé des folioles. Elles sont nettement inéquilatérales et ne présentent des dents que vers le sommet du limbe. Elles sont en tout semblables à l'échantillon d'Armissan et s'éloignent un peu de celui de Hoering par la dentelure qui paraît plus lâche ; mais c'est là un caractère de minime importance en ce qui concerne les Rhus pourla détermination desquels la forme générale doit plutót nous guider. = Quoiqu'il en soit, on peut affirmer que le Rhus prisca Ett. doit être une forme bien voisine. Ettingshausen compare cette espèce au Rhus Javanica L. Pas plus que de Saporta nous n'avons pu vérifier cette assertion.

RHUS (FRAGMENTUM) Pr XIV, Pra 9:

Nous ne voulons pas donner une plus grande importance à un fragment si incomplet et d'une conservation si défectueuse. Nous l'aurions méme complètement négligé si quelques nervures secondaires visibles, bifurquées au contact de la marge et l'aspect général n'avaient pas semblé nous autoriser à le ranger dans le genre Rhus.

SIM ARUBA CÉES

: GENRE AILANTUS, Desr.

AILANTUS PRISCA Sap.

Pr. XIV, Fic. 10-11.

DE SapOxTa. — Révision de la flore des gypses d'Aix, pl. XVI, fig. 27-30.

De Saporta, dans l'ouvrage cité, réunit avec doute deux samares d'Ailante , provenant de Célas, à l'espéce des gypses d'Aix.

(1) UNGer. Chloris protogea, pag. 84, tab. XXII, fig. 1. (2) Hger. Flore tertiaire Helvétique, page 84, tab. CXXVIj fig. 20 à 28.

4 qi.

La figure 29 (loc.cit.) semble représenterle méme organe que notre figure 11. Il est fort difficile de décider si l’on doit rattacher les samares de Célas à l'Ailantus prisca Sap. ou à l'Ailantus lancea Sap.

Nous pensons que ce doute méme provient de la différence trés minime qui sépare les espèces entre elles.

La figure 1 1 se rapporte plutôt à I A /antus prisca, la figure 10, l'Adlantus lancea.

Y a-t-il même eu deux espèces ?

La forme des samares de Célas peut induire en erreur, en raison méme de la mauvaise conservation de l'aile qui est rongée sur les bords. Nous pensons que ces organes devaient se terminer en pointe mousse comme semble l'indiquerleur courbure, et que nous devons les rattacher au type de l'Ailantus excelsa Roxb. et non à celui de Arlantus malabarica D. C. dont les samares ont un aspect trapu semblable à celui de l'A. gigas Ung. de Sotzka.

L'Ailantus oxycarpa Sap. de Manosque présente une physionomie qui le rapproche bien plus du type de Roxburg que de celui de de Candolle.

La différence entre les formes de ces deux types actuels est parfaitement. tranchée, de méme parmi les fossiles, le type A. gigas Ung., et A. Confucii Ung. Il n'en est peut-être pas ainsi des espèces du Sud-Est français, qui ne représentent point des types mais des espèces paléontologiques. :

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