GENRE RHAMNUS. EL
RHAMNUS.A!ZOON. Unc.
PC XIV Iioc d 2, 4,3.
UNGER. — Sylloge, vol. II, tab. III, fig. 44-46. Chloris protogea, tab. L, fig. 1-2-3.
Flore de Sotqka, tab. LI, fig. 7.
GiskMENTS de Parschlig, Radoboj, Sotzka.
Deux feuilles qui se complètent mutuellement nous font connaître cette
espèce dans les formations du bassin d'Alais.
La nervation que nous ne décrirons pas parce qu'elle est des plus simples, est représentée en entier sur nos figures, elle les fait immédiatement reconnaitre pour étre des Rhamnées, voisines du Rhamnus lucida Roxb. de l'Ile Maurice (fig . 34 dans le texte) ; elles rappellent aussi certaines feuilles du Rhamnus frangula L.
Leur forme spathulée nous a d'autre part engagé à ne pas les séparer de l'espèce de Parschlüg avec laquelle elles présentent une ressemblance incontestable.
La feuille figurée par Heer (1) provenant du Locle ne nous paraît pas appartenir à cette espèce.
Notre figure 4 areprésente une feuille ayant la même nervation, mais elle a dû subir sans doute une macération prolongée et le limbe s'est déchiré sur les bords en suivantle contour des nervures. Nous plagons ici
Fic. 34-35
Rhamnus lucida Roxb.
Ile Maurice
Feuille et rameau épineux
une brindille épineuse armée de crochets unciformes fortement recourbés, presque opposés, provenant des mêmes couches de calcaire blanc. Le Rhamnus lucida présente des rameaux et des épines absolument identiques (fig. 55
dans le texte).
(1) Hger. Loc. cit., tome III, page 8r, tab. 26, fig. 2.
ANACARDIACÉES
GENRE HÉTÉROCALYX. Sar.
HÉTÉROCALYX UNGERI. Sar.
Pr. XIV, Fic. 6 De Saporra. — Révision des gypses d'Aix, page 209, t. XVI, fig 19 à 26
De Saporta figure dans la révision des gypses d'Aix un assez grand nombre de calices de ce curieux genre tertiaire.
Nous les trouvons à Célas identiques à ceux d'Aix et de Radoboj. Notre empreinte est unique et ne présente que trois pièces dont une tronquée mais l'organe n'en est pas moins caractérisé tant par la forme que par la nervation.
Nous ne pouvons être de l'avis de Schenk en ce qui concerne l'interprétation à donner au nombre variable des pièces calicinales. Cet auteur pense que la fossilisation règle le nombre.Cela ne paraît pas être. Car si cette raison était la vraie jamais les calices à 3 sépales ne posséderaient de lobes divergeant entre eux d'un angle de 120° mais bien de 72° ou-d'un multiple de ce nombre. Or nous avons mesuré l'angle des figures données par Unger, de Saporta et nous-mémes et nous avons remarqué que les lobes des calices tripartits font entre eux un angle variant de rr0° à 730? et que dans ceux qui possèdent plus de 5 lobes ceux-ci font entre eux un angle variant de 6o° à 80° ou un multiple. Les variations que nous avons enregistrées dans la mesure de ces angles sont chose insignifiante si l'on pense aux déformations inhérentes à la fossilisation et à la reproduction par le dessin, elles ne sont donc point de nature à fausser nos conclusions à ce sujet.
On peut affirmer jusqu'à plus ample informé et avec les matériaux dont nous disposons que l'Hétérocalyx était à 3 ou à «lobes, le nombre 4 que nous rencontrons sur la figure 20 de la table XVI (Révision des gypses) provenant évidemment d'un effet de la fossilisation comme le prouve le rapport des angles.
Nous ne rencontrons point à Célas de fruits désignés sous le nom d'Elaphrium Ung.
Cette plante devait étre située à l'écart et c'est le vent qui a transporté dans le lac ce léger calice.
Parla forme des fruits ce genre se rapprocherait des Parishia comme le ‘ veut M. Engler (Pflanzen-Familien). Les fruits du Parishia insignis Hook
présentent une forme oblique et sont munis d'un bec qui n'est point sans présenter quelque analogie avec les fossiles.Les espèces en petit nombre habitent de nos jours la presqu'île de Malacca.
Les fruits du Swintonia spicifera Hook fils (Astropetalum, Griff.) présentent sur leur surface un réseau semblable à celui de l'Elaphrium Ung.
La nervation des sépales scarieux s'éloigne beaucoup dans le genre fossile de celle que l'on observe dans les genres vivants cités.
[ n'y a du reste rien d'étonnant à ce que nous trouvions seulement avec les végétaux actuels de simples analogies.
Quoiqu'il en soit, la réunion de ce genre à la famille des Anacardiacées parait tout à fait certaine.