ROSACÉES
GENRE PYRUS. (Tounw.) L.
PYRUS ELONGATA. nov. sp.
PIONDIV C EIGS 16.
DiaGnose. — P. foliis oblongis latis, in petiolo mediocri longitudine, limbo rhomboidi; nervo medio crasso fere usque ad summum ; nervis secundariis egredientibus sub angulo satis acuto, et desinentibus juxta marginem in reticulum ex scutulis
À pi . * LE L . . . .
ogivalibus ; nervis tertiariis formatis ex scutulis ogivalibus extensis secundum secundarios.
La famille des Rosacées pourtant si intéressante tant à cause des formes multiples qui de nos jours habitent le domaine méditerranéen qu'à cause de sa nervation assez caractéristique, n'a point excité la sagacité des paléobotanistes.
Ceci est peut-être dû à ce que les nervures, soit par leur faible consistance, soit par leur ténuité, soit encore par leur situation dans le parenchyme foliaire n'ont pas été susceptibles de laisser des traces bien apparentes dans les sédiments. Le fait peut étre facilement contrólé par l'expérience en soumettant à la presse des feuilles de Rosacées ; sauf de rares exceptions le contour de la feuille et la nervure principale seuls viennent à l'impression. Le reste du réseau veineux que l'on aperçoit pourtant trés nettement par transparence ne donne qu'une trés faible empreinte.
L'on congoit dés lors que bien des feuilles appartenant à cette famille ont été sans nul doute rangées ailleurs, car les fossiles dépourvus de nervation ou à nervation par trop incomplète abondent dans les ouvrages de paléophytologie.
Notre feuille qui n'est pas d'une conservation irréprochable laisse pourtant apercevoir d'une manière suffisante la contexture de son réseau veineux pour
. reconnaître que l'on a affaire à une Rosacée du genre Pyrus.
Nous avons sous les yeux une feuille de Pyrus sp. indét. recueillie dans la
AA vallée du Sault (Vaucluse) qui sauf le pétiole d'une longueur double retrace fidélement la forme et la nervation de la feuille fossile qui aurait aussi quelques points de contact avec quelques échantillons à peine crénelés du Mespilus byracantha L. Nous ne serions pas complets si nous ne signalions ici les points de ressemblance qui existent entre notre fossile et le Palæodendron mucronatum Sap. (1) que cet auteur range dans le genre éteint (Paloeodendrum) en le rapportant aux Protéacées.
L'examen du réseau veineux grossi révélant des différences assez marquées nous n'avons point voulu changer la désignation spécifique de cette feuille qui paraît devoir être tôt ou tard classée à sa vraie place.
PP PP PERRET re