LÉGUMINEUSES
DALBERGIÉES
GENRE DALBERGIA. L.
DALBERGIA LEPTOLOBIANA. Sar.
PLAXIV,, Erc.13.
DE SaPonRra. — Æiudes sur le Sud-Est, vol. II, page 132, pl VIII, fig. 7.
Par sa nervation et sa forme générale cette foliole appartient d'une maniere incontestable au groupe des Légumineuses. Elle présente, d'autre part,une telle ressemblance avec le Dalbergia rubiginosa Roxb. de l'Inde (fig. 36 dans le texte) et d'autres espèces indéterminées de la région himalayenne provenant de l'herbier de Saporta que nous n'hésitons point à la rapporter à ce genre ; elle differe seulement des folioles que nous avons pu observer, par ce fait que le plus grand diamètre est situé au milieu de l'organe ce qui lui donne une forme sublosangique mais ceci arrivant fréquemment dans les folioles de légumineuses la raison ne nous a pas paru suffisante pour pg, s&
contrebalancer le poids des autres caractères qui autorisent ce Doors ginosa Roxb.
(Ind. or.).
rapprochement.
Le sommet est légérement échancré en coeur et le réseau vei-
neux est composé de nervures secondaires se réunissant auprés de la marge en donnant lieu à une série de mailles ogivales.
CERIS I. dede. en pe cL e Elm (1) DE Sarorra. Ann. sc. nat., 4" série, tome 19, pl. 7, fig. 3 a, et 3 b.
L'espace compris entre deux nervures secondaires consécutives est rempli par une quantité de nervures tertiaires fines serrées et parallèles entre elles.
Si l'esprit de synthèse n'avait pas dominé dans notre manière de voir, nous aurions imposé un nouveau nom à cette foliole. Nous l'avons réunie à celle de Fénestrelle dans le bassin de Marseille, parceque sauf des dimensions plus grandes en largeur, les autres caractères nous ont paru identiques.
CŒSALPINIÉES
GENRE PARKINSONIA L.
PARKINSONIA RECTA. nov. sp.
Br XIV: EI, 18-2 21,
Diacnose. -- P. legumini lato, in longo pediculo erecto, cum pulvino ad commisuram, sulcato in externo latere striaturis longitudinalibus, et terminato ad anterio. rem partem perlongo mucrone.— Semen est ovatum et complanatum paulo acutius una extremitate quam alia. — Foliola sunt gracilia et sine nervis, parum petiolato, tenuata ad summum, desinentiaque in cuneum extensum ad basim.
C'est pour la première fois que ce genre de légumineuse coesalpiniée est signalé à l'état fossile ; Schimper (Traité) n'en fait nullement mention, et nous n'avons trouvé dans aucune flore tertiaire de gousse ressemblant à celle que nous figurons.
Nous avons réuni à ce légume un certain nombre de folioles qui, si elles avalent été trouvées isolées, seraient restées certainement lettres mortes ou auraient été classées sous une dénomination des plus vagues.
Grâce à la présence de l'organe fructificateur et à cause aussi de leur ressemblance avec les organes similaires du genre Parkinsonia, nous n'avons pas hésité à les comprendre sous la màme dénomination spécifique, ce qui nous paraît parfaitement légitime quand ils'agit d'empreintes provenant du méme endroit et des mêmes couches.
Nous avons mis au rang de Léguminosiles, des folioles presque semblables que nous avons trouvées sur des dalles de calcaire blanc, tandis que celles-là et la gousse proviennent des couches de calcaire gris.
Le fruit est porté sur un long pédonculé érigé comme ceux du Parkinsonia aculeala L. (fig. 37, 38, 39, dans le texte) des Indes orientales auquel nous comparons notre espèce fossile.
A son point d'insertion se trouve un bourrelet saillant en forme de garde
d'épée qui se retrouve dans le spécimen que nous figurons et qui provient de l'herbier du Muséum de Paris.
La gousse étranglée par le milieu est formée de deux loges contenant chacune une graine. L'extrémité antérieure est malheureusement tronquée, mais devait, comme dans l'espéce actuelle se terminer en pointe.
Toute la surface du légume est sillonnée de stries longitudinales dont l'aspect diffère fort peu de celui observé sur les gousses de l'espèce actuelle dont l'étranglement médian est seulement un peu plus allongé.
L'empreinte, quoique très macérée, ce qui est du reste la règle
dans le gisement que
nous étudions, mon-
tre dans la loge gau- Fic. 37, 38,39. Parkinsonia aculeata. L. Indes or. Feuilles, gousse et graine.
che les traces trés nettes d'une graine qui répond absolument comme forme à celle du Parkinsonia aculeata L. (fig. 39 dans le texte). C'est une semence ellipsoïdale allongée présentant une extrémité légèrement plus aiguë que l'autre.
Les folioles que nous réunissons à cette espéce ne présentent pas de caractères bien nets. Elles sont dépourvues de nervation, ce qui est ici un indice, car on peut se convaincre à l'inspection des organes foliaires du Parkinsonia combien les nervures sont délicates et par suite on comprend fort bien que celles-ci n'aient pu laisser leur trace dans les sédiments.
Elles sont munies d'un pétiole excessivement court, le sommet est régulièrement arrondi et le limbe ovale rétréci à la base qui est quelquefois inéquilatrale.
Ce genre, originaire de l'Inde mais naturalisé un peu partout sous les tropiques et dans les régions chaudes dela zone tempérée, manquant de nos jours complètement à l'Europe, mais supportant fort bien le climat de la cóte algérienne, possède une dispersion qui plaide en faveur de sa présence dans nos contrées pendant la période tertiaire. Et ceci donne un appui de plus aux
conclusions que nous avons tirées de l'inspection méme des différents carac-
téres énumérés.