‹ Flore des damesChapitre 146 sur 169 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

II valaient à leur auteur les plus brillantes récompenses- Combien de pièces composées depuis cette époque pourraient cependant effacer ces premiers essais d’une langue encore imparfaite ? Tous les poètes ont, en effet, chanté les fleurs ou puisé dans leurs grâces enchanteresses leurs plus douces comparaisons. Dans ce concours des nobles intelligences pour célébrer la nature, les femmes n’ont pas été les dernières à réclamer leur place. La finesse de tact que leur accorde Delille devait, effectivement, les favoriser dans une semblable entreprise ! Aussi elles y excellèrent véritablement,et leursproductionsdans ce genre, rivalisent non seulement avec celles des plus grands poètes, mais sont quelquefois empreintes d’une délicatesse encore plus exquise.

Quelques exemples pris au hasard parmi les nombreuses pièces dues à mesdames Deshoullières, de Genlis, Céleste Vien, de la Ferandière, Joliveau, de Bourdic- Viot, Pourmarin, etc., vont suffisamment le prouver.

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