LE PAPILLON ET LA ROSE
Un papillon caressait une rose,
Il la rendit sensible à son ardeur;
L’épine disparut, le bouton devint fleur;
Mais après la métamorphose,
L’insecte, las de son bonheur,
Vers une autre porta son hommage trompeur.
Jeunes beautés que l’on cherche à séduire,
De l’amour craignez l’aiguillon ;
Des vifs désirs que ce dieu vous inspire Ne suivez pas le tourbillon.
Fuyez l’amant qui près de vous soupire i Si vous cédez, il sera papillon.
Madame de Bourdic-Viot.