‹ Flore des damesChapitre 153 sur 169 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

J’ai respiré l’encens de ce vieux sanctuaire,

Et je m’y suis assise et j'ai prié pour toi Je n’ai dit que cette prière :

Sois heureux, plus heureux que moi!

Pour passer près de toi, jaifait un long voyage;

Mais l’ange me rappelle et veut m’ôter à toi, Adieu..., donne-moi du courage:

Sois heureux, plus heureux que moi !

Voici une autre pièce empreinte d’une sage leçon.

Toi qui trop jeune encor, veux danser sur des fleurs,

Prends garde, jeune femme, au choix de ta couronne

Le printemps en a deux qui tombent à l’automne :

L’une laisse des fruits, l’autre laisse des pleurs !

J’arrive à vous parler d’une autre dame à laquelle une juste célébrité est acquise; jeune fille elle commençait déjà, sous les yeux d’une mère favorisée elle-même du dieu de la poésie, à crayonner des vers que son âge mur n’a point eu à désavouer ; enfin pour qu’elle n’ait rien à désirer, les couronnes académiques sont venus orner son front. Vous avez déjà nommé M me Amable Tastu ; mais vous la reconnaîtrez encore mieux au sentiment qui perce dans le morceau suivant:

NOUVEAU LANGAGE DES FLEUKS

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