CHAPITRE IV
Désignation florale des jours de la semaine.
Dimanche — alkékenge comestible (physalis pubescens J.
Lundi — benoîte écarlate (geum coccineumJ.
Mardi — seneçon en arbre (conysa halimifolia). Mercredi — décumaire sarmenteux ( decumaria bar b ara).
Jeudi —• eriné des Alpes Çerinus alpinus.j Vendredi — fabagelle commune (zygophyllum fabago ).
Samedi — gentiane jaune (gentiana lutea).
Désignation Jlorale des semaines.
V e semaine du mois, hydrangée à feuilles de chêne (hydrangea quercifolia).
Joubarbe des toits (sempervivum tectorumJ.
ketmie comestible (hibiscus esculentus).
linaire des Alpes (linaria alpina J.
Ronsard l’un des premiers législateurs du Parnasse
2 e idem.
3 e idem.
4 e idem.
NOUVEAU LANGAGE DES FLEURS-
français, fut aussi le premier qui composa un bouquet allégorique et philosophique à la fois ; le voici :
Je vous envoyé un bouquet que ma main Vient de tirer de ces fleurs e'panies,
Qui ne les eust à ce vespres treillies,
Cheutes à terre elles fussent demain.
Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautez, bien qu’elles soient fleuries,
En peu de temps cherront toutes fle'tries,
Et comme fleurs pe'riront tout soudain.
Le temps s’en va, le temps s’en va, madame,
Las i le temps non, mais nous nous en allons,
Et tost serons estendus sous la lame,
Et des amours desquelles nous parlons,
Quand serons morts, n’en sera plus nouvelle, Pour-ce aimez moy, cependant qu’estes belle.
Certes quand le naïf auteur écrivait ces vers, il se doutait peu du débordement de bouquets à Chloris qu’il préparait aux âges futurs; heureusement pour nous qu’un poète illustre est venu fermer la carrière, en disant à peu près la même chose que Ronsard dans un langage qu’on ne peut espérer, non seulement de dépasser, mais encore d’imiter.