CHAPITRE V
Et dis à ceux qu’un doux loisir Amènera dans ce bocage,
Que si l’on mourait de plaisir,
Je serais mort sous ton ombrage.
Ceux-ci, du chevalier Ducis, sans être aussi connus respirent une grande sensibilité :
Accepte ce pre'sent, maîtresse aimable et belle :
Qu’il parfume ton sein de ses douces odeurs;
S’il fleurit tout le temps que je serai fidèle,
Toujours cet oranger te donnera des fleurs.
Il est né comme moi sous la zone brûlante,
Qu’il soit le gage heureux de mes vives ardeurs.
S’il fleurit tout le temps que tu seras constante. Toujours cet oranger donnera-t-il des fleurs ?
M. Boisard à consacré une fable à l’oranger; voici comment il la termine :
De plaisirs renaissants source féconde et pure,
Chez vous le fruit se montre à côté de la fleur ;
Délicat de votre nature,
Vous coûtez cher à l’amateur;
Mais vous payez avec usure Les soins et les frais de culture
NOUVEAU langage des fleurs.
Que vous exigez en tout temps.
Et cpi’en hiver comme au printemps,
On renouvelle sans murmure,
Pour la meilleure des raisons;
C’est que vous êtes seul de toutes les saisons.