‹ Flore des damesChapitre 83 sur 169 · SOUCI · texte numérisé non relu

SOUCI

C est là une lleur commune autant que les chagrins le sonl dans la vie de l’homme ! Nulle plaine qui n’en soit parsemée, nul chemin qui n’en soit bordé ! Toutes les saisons lui conviennent; aussi les Romains l’avaient nommée calendula, Heurs des calendes ou de tous les mois ; vous savez vous même que sa vitalité est telle que coupée et pressée en herbier ; elle continue à Y épanouir ses boutons et à produire ses graines.

\ euve de son amant quand jadis Cytliérée Mêla ses pleurs au sang de son cher Adonis,

Du sang naquit, dit-on, l’anémone pourpre'e ;

Des pleurs naquirent les soucis.

On assur e aussi que 1 odeur désagréable du souci vient de ce que Proserpine en emporta un bouquet aux enfers, lorsque Pluton l’enleva.

Semblable au pur métal que sa couleur rappelle Sa fleur n’a comme lui qu’un éclat imposteur;

NOUVEAU LANGAGE DES FLEURS

Elle infecle la main qui veut s'emparer d’elle,

Ainsi que l’or corrompt le cœur (l).

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