CAMELLIA
Je ne sais pourquoi les auteurs qui m’ont précédé ont négligé de parler de cette fleur; elle le méritait certes bien, et, pour vous le prouver, il me suffira de vous rapporter ce qu’en a dit mon ami Louis Leclerc, dans un de ces spirituels articles que vous savez si bien apprécier. C’est au mois de mars dernier qu’il écrivait ceci :
« Le eamellia règne en ce moment sur toutes les Heurs. Port majestueux, grand feuillage bien découpé d’un vert éclatant et frais ; quelque raideur peut-être dans les branches,comme une grande dame un peu gênée dans ses atours, et dont la taille manque de souplesse et de légèreté; larges roses, moins symétriquement arrangées que celles du dahlia, mais d’une incomparable élégance; pétales qui s’arrondissent avec une simplicité gracieuse où s’entassent avec une riche profusion; blanc pur et mat, nuances carminées, tendres, douces, délicates, vives, foncées, marbrées, variées,
(l) C. Dubos,