‹ Flore dévonienne de l'étage H. de BarrandeChapitre 15 sur 21 · ILE CR · texte numérisé non relu

ILE CR

Fig. 195.

Fig. 123—126. Incertæ sedis.

123. (Collection Dusl.) Axe ramifié. Knorria. Branches feuillées (fleurs ?) à. 124. Srbsko. (Geol. Landesmuseum, Berlin.) Axe avec ramifications, é — écorce, b — bois, »m — moelle. +. 125—126. D (Reïchsanstalt, Wien) Axes, Knorria? +.

Ces trois types sont en trop mauvais état pour quil soit possible, soit de les rattacher définitivement à un genre connu, soit d’en établir une diagnose suffisamment détaillée qui permettrait de leur attribuer un nom nouveau.

Psilophyton spinosum, (Kr.) P. et B.

Fig. 127—139

et Psilophyton bohemicuan, (Stur) P. et B.

Fig. 142—147.

Fucus Novaki, Stur.

Haliserites spinosus, Kr. ex parte.

Protolepidodendron Duslianum, Kr. ex parte.

Lessonia bohemica, Stur.

Sargassites, Ettingsh. (in Stur).

Barrandeina Dusliana, Stur ex parte.

Pour le moment, nous considérons comme pouvant être des restes de Conifères des empreintes assez régulièrement disposées, mais qui n’ont malheureusement pas pu nous fournir beaucoup de renseisnements sur les plantes auxquelles elles ont appartenu.

Nous trouvons ces débris décrits sous les noms de ZLessonia bohemica, Fucus Novdki, Barrandeina Dusliana, Protolepidodendron Duslianum, Haliserites spinosus, Sargassites sp, et cette diversité de noms prouve, sans qu’il soit besoin d’insister davantage, le peu de précision de ces empreintes et la difficulté qu’elles présentent à une exacte interprétation. Quant au nom à leur attribuer, nous aurions voulu leur maintenir un des noms ci-dessus pour satisfaire aux lois de la nomenclature; mais les noms des genres vivants Lessonia et Fucus et du genre fossile Haliserites ne pouvaient nous convenir, puisque nous ne sommes pas en présence d’Algues; le nom de Protolepidodendron aurait l’air de vouloir attribuer à nos débris une parenté avec les Lépidodendracées, ce que nous ne saurions affirmer. Quant à Barrandeina, il ne nous satisfait pas non plus, car il a été plus généralement appliqué à des restes de toute autre apparence, dont nous avons parlé plus haut.

Nous devons relever, à propos de ces échantillons les analogies qui existent entre eux et certaines formes du genre si peu délimité et si hétérogène que Dawson à décrit sous le nom de Psilophyton. Dawson figure, dans ses fossiles du Dévonien et du Silurien supérieur du Canada“, des formes qui rappellent d'assez près les nôtres par l’axe, porteur de feuilles plus ou moins développées. Il est vrai que Dawson dessine sur les troncs des points, tandis que les marques que nous avons relevées sont plus généralement des stries transversales. Mais ce caractere, vu l’état défectueux des fossiles, ne peut guère être pris en considération comme un fait important. Certains Arfhrostigma décrits par Dawson dans le même travail présentent également des analogies avec les formes qui nous occupent. Dawson mettait le Psilophyton princeps parmi les Psilotacées, mais cette interprétation n’est rien moins que certaine, et la reconstitution qu’il à donnée de cette plante est établie sur des bases trop problématiques pour que l’on soit tenu de s’y rattacher. Du reste, Dawson semble mettre dans ce genre un peu toutes les formes qu’il ne sait à quel type rapporter. Jusqu'ici nous ne savons guère de certain sur le genre Psilophyton que ce qui résulte des recherches de Solms. (Voir aussi Potonié, qui a résumé cette question dans son Lehrbuch, p. 263. — Voir encore Dawson, 1862— 1863, entre autres p. 16.)

Le Psilophyton grande de Penhallow, qui pourrait rappeler vaguement certaines de nos formes, ne paraît s'approcher que de très loin du genre Psilophyton, Daws.

En 1895, Palackÿ s'occupe de cette question. Après avoir constaté les difficultés qu'offre l'étude des restes du ,Silurien supérieur (ou Dévonien), maintenant appelé ordinairement Hercynien,“ de Hostim, et avoir décrit ces fossiles comme des branches ayant séjourné longtemps dans l’eau avant d’être pétrifiées dans la vase, il relève le fait qu’on n'a pas encore appliqué à ces fossiles les méthodes modernes de recherches, par exemple l’emploi du microscope au moyen de coupes minces. Quant aux

Axe central, dichotomie. Rameaux avec feuilles latérales +

Srbsko.

Hostim.

Srbsko.

” Hostim.

Srbsko.

Hostim.

Fig. 131. Fig. 133.

Fig. 127—154. Psilophyton spinosum, (Kr.) P. et B.

(K. k. d. Univ. Prag.) Feuilles cicatrices transversales disposées en spirales À. (K. k. d. Univ., Prag.) Rameau feuillé +.

(K. k. d. techn. Hochschule, Prag.) Rameau feuillé +. (Bôhm. Univ. Prag.) Rameau feuillé. Infiltrations minérales +.

(K. k. geol. Reïchsanstalt.) Rameau feuillé +.

(Deutsche Univ. Prag.) Cicatrices transversales, axe central +.

(K. k. d. Univ. Prag.) Axe, feuilles latérales et superficielles, appendices basilaires curieux 3; au centre du dessin, une feuille montrant 2 lignes (nervures?) +.

[ai] [ep]

déterminations de Stur, il lui a transmis personnellement ses doutes à ce sujet en lui envoyant un petit morceau de fin charbon de Hostfm, sans que Stur lui ait fait quelque opposition. C'étaient, ajoute Palackÿ, de grandes Algues atlantiques (Borya pour la plupart) qui avaient conduit Stur à sa théorie des Algues de Bohême, et le fait qu'il n’était pas botaniste laisse comprendre ses erreurs ; auteur continte: ,Le premier qui fit une supposition positive sur l'identification de ces vieilles et intéressantes plantes, fut le Professeur Dawson à Montréal, Canada, dans son livre ,Geological history of Plants‘ (1888, London). Après avoir cité l'opinion de Dawson, Palackÿ ajoute: ,Je lui ,écrivis en lui envoyant un exemplaire de ÆHostinella, qu'il reconnut dans une lettre comme Psilo- -bhyton . . . . Dernièrement Penhallow publia, comme trouvées dans l’Erian (Dévonien) de New- , York et de Pensylvanie, des formes rappelant celles de Bohême et qu'il décrit comme Haliserites, »Dictyotites, Psilophyton.* Et Palackÿ conclut: , Avant tout, il est nécessaire d'échanger des maté- ,riaux entre les fossiles américains et bohêmes, car une analyse microscopique et chimique s'impose savant qu'on puisse définitivement parler de ces intéressantes vieilles plantes.“

Dans ,l'Histoire géologique des Plantes“ (Dawson) nous lisons (page 39): , Quoique je n’aie pas »vu les spécimens, je ne puis douter que les plantes du Silurien de Bohême {ou la plupart d’entre elles du moins), décrites par Stur comme des Algues et des Characées ne soient réellement des plantes terrestres et notamment le genre Psilophyton. Je puis dire aussi que les empreintes aplaties ,de Psilophyton et d'Aréhrostigma du Silurien supérieur et de l’Erian de Gaspé auraient pu étre décrites comme Aleues, si l'on n'avait retrouvé dans quelques-unes l’axe fasciculaire avec des ,Yaisseaux scalariformes (barredvessels) bien conservés.“

Le travail de Palackÿ ne comportant pas de dessins, il nous est impossible de savoir laquelle des nombreuses formes décrites ou déterminées par Stur comme Aostinella, Dawson a reconnue comme Psilophyton. Nous voulons admettre que c'est celle qui ressemble le plus à ce que l’on considère généralement comme Psilophyton (voyez Dawson et Solms-Laubach), c’est-à-dire un axe avec des appendices de chaque côté. Nous ne voyons pas d’inconvénient à rattacher les formes qui nous occupent au genre Psilophyton, d'autant plus que ce genre est très vaste et qu'il ne peut être considéré que comme un groupement provisoire d'espèces vagues; nous nous appuyons sur les données de Solms, qui veut qu'à ce genre soient rattachés les axes avec des appendices latéraux qui leur donnent une apparence très spéciale et qui ont poussé Stur à les interpréter comme des thalles dentés. Mais nous n’irons pas si loin que Dawson, qui fait de Psilophyton une Psilotacée, ni que Zeiller, qui prétend (p. 368) que ce pourrait être un type mixte entre les Fougères et les Zycopodiacées. Au contraire, nous répétons que nous ne savons pas où ranger les deux formes que nous nommons, d’après les noms spécifiques de Stur, Psilophyton spinosum et P. bohemicum.

Nous avons dit, plus haut, qu’on pourrait les considérer comme des Conifères, parce qu’en effet elles ont certains caractères qui autorisent cette supposition, mais cela non plus ne peut être affirmé, et, ici comme ailleurs, nous devons rester dans l'incertitude en attendant la découverte de documents meilleurs.

Stur réunissait nos deux types sous deux noms:

1°. Lessonia bohemica, Algue brune de l’ordre des Laminariées, et les empreintes qu'il avait sous les yeux lui rappelaient les organes végétatifs de ces Algues.

2%, Fucus Novaki, une Fucacée.

Ici encore nous n'avons pas bien saisi les caractères sur lesquels Stur s’est appuyé pour diffé- .

rencier les fossiles décrits sous ces deux noms. Il dit en outre (p. 341), à propos de ZLessonia bo-

hemica: ,Quant à la signification de ces restes, je dois remarquer d’abord que v. Ettingshausen:

-expliqua comme un reste de Fucacée (Sargassites) l'échantillon de Hostin que Barrande lui avait »Communiqué en 1865. Pour moi, je dois dire que je le tiens pour proche parent de ZLessonia

-fuscescens, c’est-à-dire pour une Laminariée.“ Stur représente ses deux types comme étant dentés.,

Qt =

au bord. Il est à remarquer que l'apparence donnée à ces fossiles, apparence qui peut rappeler, en effet, parfois celle des Phæophycées, provient souvent d'infiltrations minérales (de fer probablement),

Fig. 135.

Fig. 136. Fig. 138. Fig. 140. Fig. 141.

Fig. 135—139. Psilophyton spinosum, (Kr.) P. et B.

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