‹ Flore dévonienne de l'étage H. de BarrandeChapitre 14 sur 21 · TRE · texte numérisé non relu

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Fig. 120.

Fig. 122. Fig. 119. Fig. 121.

Fig. 118—122. Barrandeïna Dusliana, (Kr.) Stur. (Collection Dusl.) Knorria, bases foliaires. Env. +.

Srbsko. (Geol. Landesmuseum, Berlin.) Axe central. +.

Fi D = Ë ] (Bôühm. Univ. Prag.) Knorria =.

(Deutsche Univ. Prag.) Knorria, traces foliaires au sommet des Knorria 3.

(Wien. Reichsanstalt.) Feuille, nervures +.

échantillons décrits par nous sous le nom de Barrandeina; il est probable que c'est à ce groupe aussi que se rattacheraient les Cordaites signalés par Krejèi à Srbsko. Nous en voyons une preuve

de plus dans le fait que Dawson a figuré (1862/63) une forme très analogue à notre Barrandeina : il la considère comme Cordaites douteux. Il n’y aurait rien d'extraordinaire à trouver des Gintgoacées dans ces terrains très anciens, puisque Nathorst. dans ses ,Polarländer“, cite, comme caractéristique du Dévonien de l'Ile des Ours, une feuille qu’il désigne sous le nom de Psygmophyllum Williamson, Nath., et quil ne serait pas éloigné de considérer comme un reste de Gymnosperme, vu l’analogie des découpures et des nervures de cette feuille avec celles des feuilles de Ginkgoacces. ,On désigne, dit-il, de semblables restes sous le nom plus récent de Ginkgophyllum, Sap., mais je- »préfère leur conserver le nom de Psygmophyllum, qui n’affirme rien quant à la situation systématique de ces débris.“ Dawson, au Canada, décrit un Cyclopteris qui paraît être un Géxkgophyllum. On a l’habitude de mettre parmi les (Grinkgoacées ces débris de feuilles dénommés Ginkgophyllum mais il est difficile dans ces restes dévoniens d'affirmer à quel genre de Ginkgoacée fossile il faudrait rattacher les débris en question, car la présence des organes fertiles seule pourrait élucider cette question. Aussi considérons-nous ces types comme voisins des Psygmophyllum, tout en leur laissant le nom de Barrandeina et en rappelant que leur nervation et leur apparence générale pourraient faire penser aussi aux Baiera.

Il est intéressant de constater la dichotomie de la tige de cette Gnkgoacée, car, chez le type actuel, la dichotomie a disparu de Ja tige et ne se rencontre plus que chez les feuilles: c’est naturel, puisque c’est la tige tout d’abord qui devait s'adapter aux fonctions mécaniques de soutien, La dichotomie du tronc étant défavorable à ce point de vue, la plante a modifié sa disposition générale, tandis que le caractère ancestral a été conservé dans les feuilles seulement. Et comme d'autres détails inexplicables des feuilles de certaines plantes actuelles ont été éclaircis lorsqu'on eut trouvé les ancêtres fossiles de ces plantes, et qu'on eut pu interpréter ces caractères comme ancestraux, de même il était intéressant de signaler une Ginkgoacée dont la tige présenterait ce caractère qui ne s’est conservé que dans les feuilles du type actuel.

Ces types fossiles de Ginkgoacées étaient intéressants à un autre point de vue: c’est que la disposition de ces feuilles, comme on peut la voir représentée dans nos figures, s’explique le mieux par la théorie du ,Pericaulom“ (Potonié, 1903). On voit en effet la base de ces feuilles et la prolongation dans la tige de leur faisceau entouré du moulage parychnoïde, envelopper comme d’un manteau la partie centrale de la tige; cette disposition, comme du reste les Ænorria, la marche des fusceaux, les Aspidiaria et bien d’autres faits intéressants seraient autant d'arguments presque tangibles qui parleraient en faveur de cette théorie.

Incertæ sedis.

Nous avons à décrire ici des types incertains qui, par quelques caractères, peuvent se rattacher à notre Barrandeina.

1°. Un axe assez peu clair, portant d'indistinctes ÆKnorria, mais intéressant par la terminaison des ramifications minces, couvertes de feuilles longues et nombreuses (fig. 123). Ce seraient peut-être des fleurs, mais les empreintes sont si peu nettes que nous ne pouvons l’affirmer. La présence des bourrelets knorrioïdes seule nous a autorisés à le placer dans le voisinage de notre Barrandeina.

2°. Un axe intéressant (fig. 124), qui montrait des ramifications latérales et où l’on pouvait distinguer assez nettement les parties que l’on connait chez les Calamites, à savoir: au centre, une moelle (x), autour de laquelle se trouve le bois (b), et, à la périphérie, l’écorce {é). Nous avons placé ici cet échantillon, car il nous a semblé voir dans nos figures 117 et 118, en des endroits d’où les Xnorria avaient été enlevées, une disposition assez semblable à celle que nous Signalons ici, mais moins nette.

3°, fig. 125 et 126. De larges axes avec de très larges Ænorria.

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