II. Psilophyton bohemicum, fig
D’autres restes végétaux ont été rencontrés, auxquels les auteurs ont attribué les mêmes noms qu'aux échantillons ci-dessus. L’apparence générale peut souvent être identique à première vue, les mêmes infiltrations de fer, la même apparence de thalle denté pouvant se présenter parfois, ce qui fait comprendre les interprétations de Stur. Maïs un examen attentif montre que les feuilles, ici, au lieu d’être disposées en spirale, sont, au contraire, régulierement placées en verticilles. Nous disions cependant plus haut, que l’on pourrait peut-être rattacher les types spiralés aux types verticillés. C’est qu’en effet nous avons rencontré des échantillons, où il est difficile de dire, si l’on est en présence de l’un ou de l’autre des deux types, et indiquant des relations possibles entre eux.
Des recherches ultérieures seules pourront décider la question de savoir s’il est possible de rattacher les types verticillés aux types spiralés. Cette supposition, étrange au premier abord, n’est pas absurde, puisque nous voyons certaines Cowifères, les Cupressinées par exemple, présenter dans leurs états jeunes des dispositions spiralées, et devenir verticillées dans la suite. Les exemplaires verticillés possédaient souvent des stries plus ou moins nettes le long de leurs tiges, rappelant en cela les Sphénophyllacées et les Protocalamariacées (fig. 144).
Un de nos échantillons nous a montré, après macération de la houille, de très intéressantes ponctuations aréolées, rappelant d'assez près celles de Conifères. Cependant ce point ne devrait pas être pris comme une preuve absolue que nous sommes en présence de Conifères, car cette famille*) n’est pas absolument et exclusivement caractérisée par cette formation, qu’on peut rencontrer chez
#) Voir p.35.
Fig. 144. Fig. 145.
Mig. 142—147. Psilophyton bohemicum, (Stur) P. et B.
142. Srbsko. (K. k. d. Univ. Prag.) Original de Stur, PI. I, fig. 9. Axe central, feuilles en verticilles -.