Bühm. Univ. Prag.) Rameau feuillé. Infiltrations
147. Hostim. (Reïchsanstalt.) Rameau à feuilles nettement verticillées +.
Fig. 148. Fig. 147.
certains bois fossiles (Calamariées), où elle est plus souvent représentée par des types de passage entre les ponctuations scalariformes des Pééridophytes et les vraies aréoles. En outre, Bertrand a cité chez les Psilotacées vivantes des ponctuations aréolées, de nature ua peu spéciale, il est vrai, mais bien typiques.
Dans les types verticillés, comme dans les spiralés, nous avons pu voir souvent les tiges présenter des appendices étranges, jusqu'ici inexplicables (fig. 127, 134, 143, 144, 147).
Les fossiles à disposition verticillée ont reçu les noms les plus variés, ayant été confondus avec le type spiralé. Nous nous sommes arrêtés au nom de Psilophyton bohemicum, non pas que nous affirmions être en présence d’une espèce très caractérisée et nettement différente du Psilophyton spinosum, mais pour faciliter la discussion et les descriptions.
Nous devons relever cependant les rapports, tout au moins dans l'apparence générale, entre nos restes verticillés et ceux figurés par Nathorst sous les noms de Sphenophyllum subtenerrimum et de Pseudobornia Ursina que Nathorst met parmi les Profocalamariacées, auxquelles nous faisions allusion plus haut.
Il y aurait aussi quelques vagues rapports entre les très mauvais échantillons décrits par Schubert comme Chondrites Moldavæ et notre forme à feuilles spiralées (Cf. la fig. de Schubert et notre fig. 132 entre autres).
L’allochtonie du terrain ne nous fournit malheureusement que de trop mauvaises formes pour pouvoir élucider tous ces points. Les types spiralés nous ont présenté parfois (fig. 134) un double contour des petites feuilles, contour non attribuable à un précipité minéral. Peut-être seraient-ce des nervures rappelant un peu celles des Araucariées à larges feuilles. Mais ici, au lieu de plusieurs nervures, nous n’en aurions que deux.
D'autre part, Monsieur R. de Wettstein nous communique qu'il existe dans le Sud du Brésil, dans des tourbières de la région du Camp, une espèce de ZLycopodium, qui ressemble par son apparence extérieure et par sa grandeur à nos Psilophyton. Les branches feuillées de ce ZLycopodium sont aplaties et leur structure tout à fait dorsiventrale: elles portent, sur chacun de leurs flancs, une ligne de feuilles, dont les limbes se trouvent sur le même plan que la tige, tandis qu’à la surface de celle-ci, on voit de petites feuilles en forme d’écailles, tantôt disposées en parastiches, tantôt en lignes horizontales rappelant ainsi des verticilles. La partie de la branche qui touche au sol est tout à fait dénuée de feuilles. L'organisation extérieure de cette plante pourrait peut-être nous faire comprendre bien des particularités de nos fossiles.
Incertæ sedis.
1°, fig. 14S. Rameau portant des feuilles disposées de façon verticillée comme chez Psilophyton bohemicum. Il y avait également un axe central dans ce rameau principal, lequel portait, en outre, des ramifications curieuses, partant presqu’à angle droit du rameau à feuilles verticillées, pouvant se dichotomiser parfois, et munies de très fines et très nombreuses petites feuilles. Peut-être sommesnous en présence de rameaux jeunes, qui, en s’agrandissant, répéteraient les formes de notre P. bohemicum.
20, fig. 149 et 150. Rameaux portant des feuilles plus ou moins distinctement verticillées. Un fait curieux à relever, c’est que ces feuilles semblaient parfois divisées dichotomiquement (fig. 149). Ceci n’est probablement qu’une apparence et peut provenir de la superposition de deux empreintes foliaires. De plus, ces deux échantillons portaient (visibles surtout dans la fig. 150) de curieuses cicatrices plus ou moins elliptiques et que nous ne savons à quoi rapporter.
3°, Dans les fig. 151—155, nous avons représenté des axes. dont nous n’avons pas pu établir les affinités. Ils sont pourvus parfois (fig. 154, 155) de marques qui semblent des Xnorria ou des empreintes de feuilles. Plus souvent (fig. 151—153), ces tiges ont l’air de porter des ramifications latérales, qui leur donnent un peu l'apparence de branches de Conifères.
Coniferites Frétschi, P. et LB.
Fig. 156.
Nous avons eu entre les mains une pièce dont nous possédons aussi la contre-empreinte; elle venait des fouilles que M. Marek à faites près de Srbsko, et consistait en un axe feuillé, les feuilles étant disposées assez régulièrement en alternance d’un côté et de l’autre de l’axe, et étant assez rapprochées les unes des autres.
Fig. 150.
Fig. 151.
Fig. 148—151. Incertæ sedis.
148. (Collection Dusl.) Rameau verticillé. Ramifications latérales à angle droit et portant de très nombreuses et très petites feuilles -.
1149. Srbsko. (Geol. Landesmuseum, Berlin.) Feuilles dichotomiques? Curieuses cicatrices arrondies sur le tronc +.
150. 5 (Geol. Landesmuseum, Berlin.) Keuilles verticillées? dichotomiques? Curieuses cicatrices elliptiques sur le tronc +.
151. ÿ (K. k. deutsche technische Hochschule, Prag.) Axe ramifié. Knorria? 3.
Nous avons pu constater un caractère curieux de cet échantillon: quelquefois, entre deux feuilles successives, On pouvait remarquer comme un Corps arrondi que nous ne savons pas trop comment interpréter. Ces organes, qui contenaient souvent encore de la houille, avaient l'air d’être l'empreinte de sporanges qui, dans ce cas, seraient énormes, ou de semences rappelant celles des cônes de Conifères. Maïs il est plus probable encore que ce soient tout simplement des feuilles qui se présenteraient de face, tandis que les autres, dont nous parlions ci-dessus, étroites et serrées les unes contre les autres, seraient simplement des feuilles, assez larges peut-être, mais considérées sur leurs tranches. Des branches assez semblables ont été décrites comme Conifères, entre autres par M. de Saporta, qui, dans le Calcaire jurassique de la ,Porte de France“ à Grenoble, a trouvé un fossile qu’il désigne sous le nom de Pachyphyllum crassifolium, Schenk, et qui présente dans sa disposition générale une
certaine analogie avec le type qui nous occupe.
L'auteur dit (p. 655): ,Ce rameau, sans doute âgé,
est pourvu de feuilles rigides, trigones, étalées et recourbées en faux, et qui s'élèvent sur une base .légèrement conique et décurrente, qui constitue à chacune d'elles un coussinet saiïllant, étroitement 2] D q Il 9